‹ La deffence et illustration de la langue francoyseChapitre 136 sur 449 · plustost · texte numérisé non relu

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utitur pro latinis. » — Cf. De Fin. III, ii, 5 : « Quanquam ca verba, quibus instituto veterum utimur pro latinis, ut ipsa philosophia, ut rhetorica, dialectica, grammatica, geometria, muska, quanquam latine ea dici poterant, tamen, quonlam usu percepta sunt, nostra ducamus. »

i . Je crois qu'il faut entendre ici les figures de rhétorique.

2. Interprètes. Le truchement, ou mieux trucheman ( cf. le doublet drogman), est l'intermédiaire qui expliquée des personnes de langues dlfiférentes ce qu'elles se disent l'une à l'autre. Ronsard, parlant du songe suivant les idées mythologiques, l'appelle

Le truchement et le héraut des dieux.

(Édit. Blauchcmain, I, 18.)

Ce vieux mot est encore fréquent chez Corneille, Molière et La Fontaine (v. Littré).

3. C'est une « opinion » dont notre auteur est redevable à Cicéron. De Fin. III, iv, 15 : « Nec tamen exprimi verbum e verbo necesse erit, ut interprètes indiscrti soient, cumsit verbum, quod idem declaret, magis usitatum. Ëquidem soleo etiam, quod uno Gracci, si aliter non possum, idem pluribus verbis exponere. »

4. Distinction ingénieuse. Pour du Bellay, le translateur est celui qui, d'une manière générale, transporte ( /ra/wiator ) les idées d'une langue dans une autre. Si, dans ce travail, il s'inspire largement de son texte sans en être l'esclave, il est paraphraste ; s'il s'attache au contraire étroitement au mot à mot, il est traducteur.

s'efforceant donner ^ à toutes les sciences qu'il voudra traiter rornement et lumière de sa langue, comme Ciceron se vante d'avoir fait en la phylosophie *, et à

1. s'efforceant (80), s'efforcant (57, 62), s'efforçant (61, 6&-75, 92), se efforçant (84, 97).

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