XX PRÉFACE
de le consulter commodément, sinon toujours utilement.
En livrant au public cet ouvrage, je ne me dissimule pas ses nombreuses imperfections. Mais je compte sur la critique pour le corriger et l'améliorer. L'amourpropre est toujours déplacé, mais jamais plus qu'en des œuvres de cette nature. J'aurai la plus sincère gratitude à tous ceux qui, dans un esprit de vérité scientifique, voudront bien me signaler des lacunes ou des erreurs.
Un travailleur intellectuel, à notre époque, a toug ours à payer quelque dette de reconnaissance. J'en aurais beaucoup pour ma part. Je remercie M. Rébelliau, bibliothécaire de l'Institut, qui m'a communiqué très obligeamment l'édition de 1557, et M. Hocquet, bibliothécaire de la ville de Tournai, à qui je dois d'avoir pu consulter celle de 1562. Il n'est que juste de leur associer MM. les conservateurs de la Bibliothèque Nationale préposés à la Réserve : tous ceux que leurs travaux ont conduits à s'asseoir à la table privilégiée ont éprouvé leur complaisance. Pour les notes de ce livre, plusieurs de mes collègues m'ont aidé maintes fois de leur érudition. Mais je serais ingrat si je n'inscrivais ici deux noms entre tous, — qui sont aussi bien les noms de deux amis, — MM. Louis Delaruelle et Paul Laumonier. L'un, versé dans l'étude de l'humanisme au xvi' siècle, a déjà marqué fortement sa place dans ce domaine qu'il a fait sien ; l'autre, occupé de la Pléiade, s'est distingué par une série de recherches aussi neuves qu'exactes sur le poète de Vendôme. Il m'est doux
PEÉFACE XXI
pour finir de remercier publiquement de leur très utile collaboration les deux jeunes savants, si consciencieux et si sagaces, à qui nous devrons demain de mieux connaître la science de Budé et le lyrisme de Ronsard.
Lille, novembre 1903.