Thèse de Paris. Hachette, 1S
PRéFAGE XIX
Pour le vocabulaire, le travail était moins facile, et c'est ici que j'ai besoin de beaucoup d'indulgence. Avec les ressources dont nous disposons, j'ai tenté, pour les mots curieux de la Deffence, de saisir leur histoire, de marquer brièvement leur origine et leur fortune, éclairant la langue de l'auteur par celle des contemporains, m'attachant à démêler, dans la mesure du possible, son appcH-t personnel à l'œuvre générale. Ceux qui savent combien chez nous est pauvre encore le dépouillement des textes du xvi** siècle, et combien peu sont avancés pour cette époque les travaux lexicographiques, comprendront que j'aie pu plus d'une fois errer. C'est dans ce domaine surtout qu'il faut se résigner à faire du provisoire. Quoi qu'il en soit, et faute de mieux, j'ai pris soin de fonder cette partie de mon travail sur des citations exactes et des références précises. J'ai cité mes textes d'après les meilleures éditions modernes, et comme pour Àmyot il n'en existe pas, j'ai vérifié les phrases que je lui empruntais sur l'édition originale *.
Je n'ai pas jugé nécessaire de mettre en tête de ce livre une étude d'ensemble sur la Deffence, les circonstances historiques de sa composition, les idées qu'elle développe, sa valeur et son influence. Je n'aurais rien ajouté d'essentiel à ce que j'en ai dit ailleurs. Je me suis contenté d'une bibliographie qui sutRTei, sans doute, à montrer sur quelles bases repose mon travail. Les tables qui terminent le volume permettront, je l'espère,
1. Vies de Plutarque, 1559 (Bibl. Nat. - Vélins, 701-702). — Œuvres morales, 1572 (Bibl. Nat. — Rés. J. lOa-109).