Pour, en vue de (ad
5. Pour le rôle adjectif de celles, cf. plus haut, p. 69, n. 6.
DE LA L.\NGUE FRANCOYSE
devroint plus estre en usaige, les queles on apprendroîl plus facilement. Las et combien seroit meilleur qu'il y eust au monde un seul langaige naturel, que d'employer tant d'années pour apprendre des motz 1 et ce jusques à l'aage bien souvent, que n'avons plus ny le 5 moyen ny le loysir de vaquer à plus grandes choses. Et certes songeant beaucoup de foys * d'où provient que les hommes de ce siècle généralement sont moins scavans en toutes sciences, et de moindre prix que les anciens, entre beaucoup de raysons je treuve - cete cy, 10 que j'oseroy' dire la principale : c'est l'étude des langues greque et latine. Car si le tens que nous consumons à apprendre les dites langues estoit employé ù l'étude des sciences, la Nature certes n'est point devenue si brehaigne ^, qu'elle n'enfentast de nostre tens des 15 Platons et des Aristotes *. Mais nous, qui ordinaire-
1. devroint (80), deTroient (57-75, 84), deyroyent (92, 97) ^ osaige (57, 62, 80), asage (61, etc.) — lesquelles (57-97).