‹ La deffence et illustration de la langue francoyseChapitre 207 sur 449 · scavoir (57, 62, 75, 80), sçavoir (61, etc · texte numérisé non relu

scavoir (57, 62, 75, 80), sçavoir (61, etc

couvres d'un sac moillé ', disant à la reclame ' : Voilà ce que j*ay ouy dire. On le m'a dit dague à roëlle *. Item les poètes que lu nommes en ce chapitre sont tous bons et .tresbons, mais non seuls, comme lu les poses. En la position desquels *neantmoins tu te contraries*, si bien tu te cognois*. » (Q. H.) — Il se pourrait qu*îci le Quinlil eût raison, et que ce semblant de défense des « meilleurs poètes modernes » contre des attaques anonymes ne fût chez du Bellay qu'un artifice adroit pour donner à entendre le jugement qu'il en portait lui-même. On voit mal, en effet, quels pourraient être ces « trop iniques ou trop sévères estimateurs des choses » qui, plus rigoureux encore que notre critique, ne laissaient rien subsister de la poésie antérieure. 11 est fort probable au contraire que du Bellay, qui rêvait « une forme de poésie plus exquise » que celle de Marot et d'Héroët ( cf. ci-dessus, p. 107 et 172) et croyait notre langue « capable de quelque plus hault et meilleur style », n'est pas fâché de laisser entrevoir, en ce qui touche ses devanciers, sa pensée tout entière. Les phrases qui suivent contiennent, à n'en pas douter, des allusions particulières à des auteurs précis. J'ai jadis essayé d'éclaircir ce passage dans un article auquel je renvoie le lecteur [Rev.dhisL lULde la Fr., 1897, p. 239-245).

i. Manque. Forme régulière du verbe défaillir à la troisième personne du singulier de l'indicatif présent chez tous les vieux auteurs. On la trouve encore dans Bossuet ( Littré ) .

Page 1