Voyla (57, 62, 80), voUa (61, etc
publiée lui-même ? ou ne serait-ce pas plutôt une édition subreptice, dont il aurait eu à cœur de supprimer les exjsmplaires P Ce qui rend vraisemblable la seconde hypothèse, c'est qu'il n'en subsiste aujourd'hui qu'an exemplaire connu, celui qui fit partie de la bibliothèque du baron James de Rothschild. Il importe assez peu d'ailleurs. Que l'opuscule de 1547, mis en lumière « sous le nom « de Saint-Gelays, ait été ou non publié par lui, on en peut dire exactement ce que dit M. Roy des Estreines publiées à Lyon en 1546 « sous le nom » de Fontaine : « Il est permis de croire que ce mince petit livret lyonnais a pu rester ignoré de du Bellay. » Je croirais d'autant plus pour ma part que du Bellay n'a pas eu vent delà plaquette de Pierre de Tours, que, citant plus loin ( chap. nr, p. 212), avec une chanson de Pernette du Guillet, deux chansons de Saint-Gelays, il semble les connaître, non directement, mais d'après un recueil anonyme où ces trois pièces sont en effet réunies (cf. ci-dessous, p. 212, n. 2). Notre auteur a donc pu s'imaginer sincèrement que Saint-Gelays « n'avait encore rien mis en lumière sous son nom », et rien n'empêche plus d'appliquer au fameux poète de cour tout ce passage de la Deffence. — Les œuvres de Saint-Gelays ont été réimprimées par Blanchemain dans la Bibliothèque Elzévirienne (Paris, Daflls, 1873, 3 vol. in-16). La meilleure étude à consulter est l'étude si pénétrante de Bourciez, dans sa thèse sur Les mœurs polies... (1886), liv. III, chap. ii, p. 300 sqq. : « Le poète courtisan : Melin de Saint-Gelais. »