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IjO grand plaisir en a osté.
Brief ilx ne quieront an lecteur.
Mais la oommane autorité Dit qu'il2 requièrent un docteur.
L'autre est de Guillaume des Autelz, gentilhomme charoloiâ, parent de Pontus de Tyard ( dans Tépitre « à sa Sainte » qui précède V Amoureux Repos, 1553) : c II n'y a que quatre ou cinq ans^ au plus, que Ion estimoit la souveraine vertu des paroles françoyses, non moins en vers qu'en prose, estre en la propriété : opinion tant dommageable qu'elle nous bannit de la plus féconde partie de l'elegance, et contraint noz rimes de se trainer touajours, comme les scrpens, sur la terre. Donc nous sommes bien tenuz à la Délie, laquelle (combien qu'elle ayt quelques ans demeuré sans crédit sus le vulgaire) a cnhardy tant de bons espritz à nous purger de telle peste. » — A partir de 1550, du Bellay n'aura plus pour Scève que des éloges. Au sonnet cv de V Olive (1550 ), il le qualifiera d' c esprit divin » et de « cigne nouveau »* proclamant qu'il aime, admire, adore c le hault voler de sa plume dorée ». Dans la Musagnœomachie (1550), il le déclarera solennellement c docte aux doctes eclerci ». Plus tard, en 1553, passant par Lyon pour se rendre à Rome, il lui dédiera un sonnet, dont voici le début :
Gentil esprit, ornement de la France, Qui d'ÂpoUon sainctement inspiré T'es le premier du peuple retiré, Loing du chemin tracé par Tignoranoe...
(Édit. Marty-Laveaux, II, 143.)
Etienne Pasquier, rappelant à propos de Scève ces divers témoignages, ajoute (Rech, de la Fr, VU, vi) : « La vérité est qu'il affecta une obscurité sans raison. Qui fut cause que son livre mourut avec luy. Au moins ne vois-jc point que depuis il ait couru par nos mains. » (Édit. de 1723, I, col. 701.) — Sur Maurice Scève, en attendant la thèse de M. Parturier, consulter Bourciez, Les mœurs polies... (thèse, 1886), p. 126, et surtout Brunetière, Un précurseur de la Pléiade : Maurice Scève, lecture faite à la séance publique annuelle des cinq Académies, le 25 oct. 1894 (Études critiques, 6" série), et du même auteur, dans la Revue des Deux Mondes du 15 déc. 1900, un article sur « La Pléiade française » (§ ii, L* école lyonnaise).
1 . Forme régulière, dans la vieille langue, du présent de l'indicatif du verbe oufr. On la rencontre encore au début du xv»"-* siècle.
aussi candide à louer les vertuz, comme diligent à observer les vices d'autruy 1 La tourbe* de ceux (hors mis cinq ou six*) qui suyvent les principaux, comme port'enseignes ^, est si mal instruicte de toutes choses, que par leur moyen nostre vulgaire n'a garde d'étendre gueres loing les bornes de son empire. Et si j'etoy' du