où (73, 75, 84-97) — en omis (97) — doip (57-97 sauf
contemné: car qui estimera le champ mieux culli>é, ou Ion ne verra que des roses, des œilietz, des liz, des violettes, et la source de belles et claires fonteines, que celuy qui sera plein de bleds ou qu'une vigne pleine de raisins ? » (Édit. de 1551, p. 63-G5.)
1. C'est, comme on sait, Etienne JodcUequi « s'y employa » le premier, en faisant jouer par ses amis l'an 4552, d'abord à l'Hôtel de Reims, puis au Collège de Boncourt, sa tragédie de Cléopâtre et sa comédie d* Eugène. Sur ces deux œuvres, qui sont le début de notre théâtre moderne, v. Chasles, la Comédie en France au XVI* siècle, 1862; Faguet, la Tragédie française au xvi* siècle, 1803; Rigal, le Théâtre de la Renaissance, 4897. — Peletier qui, dans son Art Poétique, consacre tout un chapitre (II, vu, 70-73) à traiter « de la comédie et de la tragédie », ne semble pas avoir connu VEugène : « Nous n'avons point, dit-il, ancores vu an notre françoes aucuns ecriz qui usset la vrec forme comique, mes bien force moralitcz, e teles sortes de jeuz : auquez le nom de comédie n'ét pas du. Cet un g'anre de poème bien favorable, e qui auroèt bonne grâce, si on le remctoèt an son état e dinite ancienne » (p. 74). Quant à la Cléopâtre, il déclare en avoir « oui seulemant le bruit » (p. 73}. Il faut dire qu'en 4552, année des débuts de Jodelle, il y avait trois ans que Peletier avait quitté Paris pour Poitiers ; et l'on sait d'autre part que Jodelle ne livra pas ses pièces à l'impression.
2. Modèles premiers (àp/iruTro;). — Le mot se rencontre déjà au xni* siècle dans le Trésor de Brunetto Latini (I, i, vi) : « Et ceste ymagination est apelée mondes arquetipes, ce est àd ire mondes en semblance. » (Edit. Chabaille.p. 11.) — Les archétypes ici, c'est le théâtre ancien. Lazare de Baïf avait frayé la voie aux futurs novateurs en traduisant en vers français V Electre de Sophocle (1537) et VHécuhe d'Euripide (1544).