bastir (61-97 sauf 80) — corps (61-97 sauf
1. Cf. Sibilet disant du poète (I, iv, f^ tt v*) : « S'il escrit au gré dés damoiselles (lesquélesdc toute ancienneté ont esté la plus fréquente matière du carme, et la sont aujourd'huy plus que jamais ) il se trouvera toujours avoué d'elles parlant avec Amadis ou Oriane, le langage desquelz est receu en la bouche d'elles, comme plus dous et savoureuz. »
2. Sur la vogue des romans à la cour de Henri II, nous avons un précieux témoignage dans VEpistre au Lecteur placée par Etienne Jodelle en tête de VHisioire Palladienne de son ami Claude Colet (1555). Après avoir dit que Colet s'adonnait au\ romans « plustost pour le contentement des damoyselles de notre siècle que pour une docte postérité », Jodelle constate, non sans tristesse, « ceste chose estre agréable et bien reccuc des gentilz-hommes et des damoyselles de nostre siècle, qui f u yen t l'histoire pour sa sévérité et rejettent toute autre discipline pour leur ignorance ». > . tout« répîtrc, rapportée par Marty-Laveaux, Lairjue de la Pléiade, II. 406-410. — Cf. Bourciez, Les mœurs polies... (thèse. 1886). liv. 1, cbap. III, V Amadis, notamment p. 78 scfq.
3. Sous ce terme général, il faut comprendre sans doute les poèmes hisloriques et les chroniques rimées, les traductions en langue vulgaire des chroniques latines rédigées dans les couvents, le vaste ensemble enfin des chroniques françaises elles-mêmes, à commencer par les Grandes chroniques de Saint-Denis. Pour plus de détails, v. Aubertin, Hist. de la lang. et de la litt. franc, au Moy. Age (1878), II, 153 sqq., et Ch.-V. Langlois, chapitre sur « l'historiographie » au Moyen Age, dans VHist. de la lang. et de la M. franc, de Petit de JuUeville, II, 271 sqq.
4. On sait en effet le parti que Tite-Live a tiré, pour son Histoire Romaine^ des grandes annales, annales maximi, rédigées par les pontifes, et aussi des recueils des anciens annalistes, Fabius Pictor. Cincius Alimentus, Caton le Censeur, etc.
belle histoire S y entremeslant à propos ces belles concions' et harangues à rimmitation de celuy que je viens de nommer, de Thucidide, Saluste, ou quelque autre bien approuvé', selon le genre d'écrire ou ilz se 6 sentiroint propres. Tel œuvre certainement seroitàleur immortelle gloire, honneur de la France, et grande illustration de noatre langue. Pour reprendre le propos que j'avoy' laissé, quelqu'un (peutestre) trouverra étrange que je requière une si exacte perfection en celuy
10 qui voudra faire un long poëme, veu aussi qu'à peine se trouverroint, encores qu'ilz feussent instruictz de toutes ces choses, qui voulussent entreprendre un œuvre de si laborieuse longueur, et quasi de la vie d'un homme. Il semblera à quelque autre, que voulant
15 bailler^ les moyens d'enrichir nostre langue, je face le
i . entre-meslant (73, 75) .
2. harengues (61, 69) — immitation (57, 62, 80), imiUtion (61, etc.).