PRÉAMBULE
« QUINTIL HORATIAN y>
QtlNTIL SUR LE PREMIER LIVRE DE LA DeFFENSE ET ILLUSTRATION DE LA LANGUE FRANÇOISE ET LA SUYTE.
Quiconque sois ( I. D. B. A. ) Dieu te salue : et le (loin l, te garde, et accroisse ton bon esprit.
Puis qu'il t*a pieu me communiquer par publique impression un lien œuvre, duquel le lillrc est (ainsi que lu l'as escrit) La Défense et illustration de la langue françoise, avec la suite, de VOlive, Sonnetz, Anterotique, Odes et Vers Lyri(jues, je l'en remercie.
Or. attendu que après la fin de Tepistre ' lu me fais une petite prière de différer mon jugement jusques à la fin do l'œuvre, et ne le condamner, sans avoir premièrement bien veu et examiné tes raisons : sois certain que cesle requeste m'a semble eslre tant civile, que je eusse esté incivil de le faire autrement. Et pourtant, après l'avoir leu et releu, et bien examiné les raisons, je ne l'ay pas condamne ( suyvant ta défense ) mais bien ay noté et marqué aucuns pointz qui me .semblent dignes de correction amiable et modeste, sans aucune villainie, injure et calumnie, ne simple ne figurée. En quoy je certes estime que non seulement ne seras offensé, mais aussi m'en sauras gré : pour avoir acomply l'office que tu loues, et à bonne raison, au chap. il du 2. livre de ton œuvre en Quintil Horatian. Duquel Quinlil (que tu efféminés en Quinlilic ) l'office est par Horace tel déclaré en ses vers, au moins mal que j'ay peu, en françois, jouxte les latins, ainsi les translater et tourner :
Si tu Hsois quoique chose à Quintil :
Cecy corrige, et cela (disoit il).
Si tu disois mieux faire ne pouvoir, Et essayé deux ou trois fois avoir, Il commandoit effacer h la plume Vers mal tournez, et remettre à Tenclume.
Si mieux ai m ois défendre ton erreur Que l'emendor et changer en meilleur,
a. y. plus loin, p. 39. •