‹ La deffence et illustration de la langue francoyseChapitre 354 sur 449 · beroiques (57-69, 80-92), héroïques · texte numérisé non relu

beroiques (57-69, 80-92), héroïques

4. coupée (57, 62, 80), couppee (61, 69, 73, 84-97), couppée (75) — Sinon (84-97).

i. Au sens péjoratif du latin iste.

2. Il est certain que Técole de Marot est très souvent tombée dans ce défaut. Mais la Pléiade est loin d'avoir observé toujours le précepte ici formulé.

3. Nouvel exemple, après tant d'autres, du manque absolu de composition que présente la Deffence. De la question du style, l'auteur va revenir à celle de la versification, qu'il semblait avoir épuisée aux chap. vu et vni.

4. Doublet savant du mot carrure qu'on trouve au Moyen Age sous les formes carreure et qaarreure. Il exprime proprement ridée de forme carrée (ainsi G. Tory, Champ Jleury (1529;, r» 18 V® : « La figure quarree equiangulaire en quadrature est la plus stable. ))). C'est le seul sens que donne Godefroy. Mais il est clair qu'il en avait un autre, celui de césure ou de coupe, la césure ayant pour effet d'asseoir solidement le vers, de le carrer, pour ainsi dire. C'est ici le vrai sens. Dans un passage du Quintil cité plus haut (p. 72, n. i), nous avons vu le mol quarreures ayant visiblement le sens de coupes. M. Langlois [De artibus rhetoricae rhythmicae, p. 84) mentionne un art de rhétorique où la césure est appelée quadrare. M. Laumonier me signale plusieurs passages de Jean Bouchet {Angoysses et remèdes d'amours, dédicace ; Triumphes de la nobU et amoureuse dame, dédicace ; Epistres familières, Lxxii ) où le mot quadrature a tout à fait le même sens.

5. On sait que par vers héroïques il faut entendre à cette date les vers décasyllabes. V. plus haut, p. 219, n. 4.

6. Ceci n'est pas très net. Du Bellay veut dire que la coupe du vers héroïque est défectueuse, lorsqu'on ne marque la césure qu'au détriment du sens de la phrase. Peletier dit plus clairement (II, n, 58) : « Je ne veù aussi oublier, que non seulemant la césure françocsc et a la fin du mot, mes ancore qu'cle ne se doèt mètre sus un mot monossilabc, qui soèl inséparable du mot suivant, comme sus ces moz si, tu, mes, il, e s'il i an à de téz : comme seroèt ce vers. Je croè que si lu vouloés travailler. » Et Ronsard^ à son tour, dans son Art Poétique ( VII, 331 ) : « Sur toute chose, je te veux bien advertir, s'il est possible (car tous-

que lu en montres un plus seur *. Voyla ce que je te vouloy' dire brevement ' de ce que tu doibz observer tant au vers, comme à certaines manières de parler, peu ou point encor' usitées des Francoys. Il y en a qui fort supersticieusement entremeslent les vers masculins avecques les féminins ^, comme on peut voir aux Pscdmes

1. monstres (61-97 sauf 80) — VoyU (57, 62, 80), voila (61, etc.).

2. voulois (57, 62, 80) — brevement (57, 62, 80), briefvement (61, etc.) — doibz (57, 80). doibs (62), dois (61, etc.).

4. usitées (57-97 sauf 75) — Francoys (80), François (62), François

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