escoutant (61-97 sauf
1. « Si tu fais ode femenin (comme il est), pourquoy fais tu période masculin, ce qu'il n'est pas?» (Q. H.) — L'analogie gu'instituc le Quintil atteste de sa part ignorance ou légèreté. Etymologiquemcnt, période, qui vient de Tcepfofio;, n*a rien à voir avec ode, qui vient de ùt^ pour ioiÔT). Il reste vrai que, conformément à son origine gi'ecque, le mot période devrait être féminin, ce qu'il n'est pas ici, mais ce qu'il est toujours dans la langue de la rhétorique.
2. Nombreux [numerosus]. — Ce mot forgé sur le latin semble bien être encore une création de du Bellay. Les autres poètes de la Pléiade, pour désigner une chose qui a du nombre, ne disent que nombreux, jamais numereux. Cf. Marty-Lavcaux, Langue de la Pléiade, II, 132.