Cf. plus haut, p. 88. n. 2 et p. 173, n
4. <( Bagage se prend quelquefois absolument pour l'amas de tous les bagages d'une armée : On a pillé le bagage, il commande le bagage. » ( Acad., 1694 .} C'est en ce sens que Montaigne dit, Ess. II, IX : » Nos trouppcs sont à cette heure toutes troublées et difformes, par la confusion du bagage et des valets qui ne peuvent esloigner leurs malstres, à cause de leurs armes. » (Édit. Courbet etRoyer. II, 102.)
5. « Tu charges bien témérairement les princes et leurs cours d'ignorance et faute de jugement, en renvoyant vers eux les mal équipez et ignorans ry meurs. Ou au contraire se sont tousjours trouvez et bien receuz les plus parfaits et savans poètes. Parquov tu fais injure aux uns et aux autres. » (Q. H. )
6. Véhémente apostrophe à l'adresse des poètes coartisans, contre lesquels l'auteur avait déjà lancé plus haut ( p. 498, n. 3 ) une mordante épigramme.
doctes études * et riches byblyotheques des scavans. Que pleust aux Muses, pour le bien que je veux à nostre langue, que votz ineptes œuvres * feussent bannys, non seulement de- la (comme ilz sont), mais de toute la France 1 Je voudroys bien qu'à l'exemple de ce grand monarque^, qui défendit que nul n'entreprist de le tirer* en tableau, si non Apelle, ou en statue, si non Lysippe ^, tous roys et princes amateurs® de leur langue
1. estudes (61-9Î sauf 80) — byblyotheques (57, 62, 80), bibliothèques (61, etc.) — scavans (57, 62, 80), sçavans (61, etc.).