‹ La deffence et illustration de la langue francoyseChapitre 385 sur 449 · brief · texte numérisé non relu

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5. dégoûter (57, 80), desgouster (61, 69, 73, 84, 97), degoaster (62, 75, 92) — scavant (57, 62, 80), sçavant (61, etc.).

6. d^ayantage (61, 69, 84-97) — souhaiUe (84-97) — despourreuA (92), despourreuz (97).

i . L'auteur revient sur des idées qu'il a déjà développées au livre I" de son œuvre,

2. Allusion à Jean Leblond d'Évreux, curé de Bran ville, qui Tan 1536 avait publié à Paris, chez Arnoul TAngelier, un recueil dont voici le titre : Le Printemps de Ihumble espérant, aultrement dici Jehan Leblond, seigneur de Branville, ou sont comprins plusieurs peiitz œuvres semez de fleurs, fruict et verdure, quil a composez en son Jeune aage, fort récréatifs comme on pourra i^oir a la table (Bibl. Nat. — Rés. ¥•. 1652). — Sur Jean Leblond, consulter Goujet, BibL Franc., XI, 106-112.

3. Allusion à François Habert d'issoudun, qui avait donné à Paris, en 1541, chez Denys Janot : La Jeunesse du Banni de Liesse ^ escholier estudiant à Tholose (Bibl. Nat. — Rés. Yv 1685). — Sur François Habert, consulter Goujet, Bibl. Franc., XIII, 8-48.

4. Allusion à François Sagon, célèbre pour avoir en 1536 lancé contre Marot fugitif à Ferrare : Le Coup d*essay de Françoys de Sagon, secrétaire de l'abbé de Sainct Ebvroul ( réimpr. 1537. — Bibl. Ars., B.L., 6427^), pamphlet qui provoqua, comme on le sait, toute une querelle de poètes. — Sur François Sagon et sa querelle avec Glément Marot, consulter Goujet, Bibl. Franc., XI, 86-102 ; Voizard, De disputatione inter Marotum et Sagontum (thèse, 1885) ; surtout P. Bonnefon, Le différend de Marot et de Sagon, dans la liev. d'hist. lilt. de la Fr., 1894, p. 103-138 et 259-285.

5. Allusion à Charles Fontaine de Paris, qui en 1546 avait publié dans cette ville, chez Jeanne de Marnef, un recueil anonyme : La Fontaine d'Amour, contenant élégies, epistres et epigrammes (Bibl. Nat. — Rés. Y*. 1609). — Sur Charles Fontaine, consulter Goiyet, Bibl. Franc., XI, 112-141 ; Ém. Roy, Cfiarles Fontaine et ses amis, dans la lîev. d'hisL litt. de la Fr., 1897, p. 412-422.

6. Allusion probable à Marot, qui prit ce pseudonyme en 1518 dans répitre qu'il fit tenir « à Madame la duchesse d'Alençon et

ces Humbles espérons *, ces Banniz de lyesse S ces Esclaves ^, ces Traverseurs * soient renvoyés à la Table ronde ^ ;

1. banniz (61), benniz (57, 62, 80), bannis (69, etc.) — liesse (6?).

2. soient (49^1), soyent (92, 97) — renvoyez (61-97 sauf 80).

de Berry, sœur unique du Roy », pour être admis dans sa maison. VEpUtre du Despourveu (édit. P. Jannet, I, 134) est tout à fait dans le goût des rhétoriqueurs.

1. On vient de voir (p. 310, n. 2) que Jean Leblond s'était luimême baptisé l'Humble espérant. Il avait pour devise : Espérant mieux.

2. C'est le surnom que se donnait François Habert (p. 310. n. 3). — C'est aussi celui qu'avait pris Jean Meschinot. l'auteur des Lunettes des Princes (v. Goujet, BibL Franc., IX, 404).

3. Allusion à Michel d'Amboise, qui signait ses œuvres de ce pseudonyme: V Esclave fortuné, — Sur Michel d'Amboise, consulter Goujet, Bibl. Franc., X, 327-358.

4. Allusion à Jean Bouchât de Poitiers, dit le Traverseur des voyes périlleuses. — Sur Jean Bouchet, consulter Goujet, BibL Franc., XI, 242-329 ; Ouvré, .\otice sur Jean Bouchet (Poitiers, 1858) ; surtout A. Hamon, Un grand rkétoriqueur poitevin: Jean Bouchet {1U76'1od7?), thèse. 1901.

5. « Envieux souhait, par lequel tu desires les œuvres d'autruy estrc aneantiz. qui ne sont moins dignes de durée que les tiens, et te moques de leurs tiltres, qui sont modestes, et non ambitieux comme le tien, et ne degoustans pas les lecteurs (comme tu dis) mais plustost les invitans. Car autant et plus gracieux est Primtemps ' et Fontaine comme Olive : le Primtemps portant aussi belles fleurs, que ton Olive beaux fruits : la Fontaine aussi purement coulante et claire, que Thuyle de ton Olive est crasseux et faisant obscure lumière. François Habert a bien monstre quel bon naturel il a en ses poursuyvics translations des Métamorphoses d'Ovide. Le traverseur Bouchet pour son temps a esté loué, et est encore comme chaste et chrestien scnpteur, non lascif et paganisant, comme ceux du jourd'huy, et si a fait et poursuivy grands et continuels œuvres, non pas petites sonneries ". Et ainsi des autres bons: lesquels par toy (en tant que tu pcuz) [sont] aneantiz pour nous faire dançer des sonnettes *. Qui en cela non à tort se sentent par toy injuriez. De l'un desquels, voire du moindre, si j'avoye l'heureuse vene * et bon savoir, je te respondroie autrement et plus vivement, et te monstreroye • le chemin de l'escole

a. 1^55: Printempê.

h. Sormerieê <=: chansons {sonner b chanter).

c. Cf. Cyrano de Bergerac* Pédant joué, III, m : iCest bien le plus boa/Ton personnage dont la tète ait dansé les sonnettes. » (CiUS par Littrb.)

d. 1555 : « rheareuse veùe » .

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