N et remonstreroye
312 DEFFENCB ET ILLL'STRATIOTI
el ces belles petites devises ' aux gentilzhommes et damoyzelles, d*ou ' on les a empruntées. Que diray
i. gPDtilz hommes ^01 1, gentils hommes (09-75, 81, 9!?;» gentîlfr-èommes {VH}.
2. <Umojielles i57, 6t, a)*, damoiselles (ùl, etc.) -- d*oà (13, T^s Si-STi
— empruDtees ^57-97 sainf 75 .
et dWnlicTre, ou tu les envoies. » Q. H. * — Si Yiolmte que soit la réplique, il est certain que du Bellay n*était pas tout à fùl sans ravoir méritce par les hardies allusions personnelles qu*U a\ait cru devoir se permettre. Dans la 2* préface de VCXwe IS30 . il a mis sur le compte d*une douleur indignée la véhémence de ses attaques : a Si j*av particularizé quelques ecriz, sans toutefois toucher aux noms de leurs aucteurs, la juste douleur m'v a conlrainct, voyant noslre langue, quand à sa nayfve propriété si copieuse et hclle, estre souillée de tant de bartiares poésies, qui par je ne sçay quel nostre malheur plaisent communément plus aux oreilles françoiscs que les écrits d'antique et solide érudition. »> [Édit. Marty-La\Tttux, I, 7f.;
I. ^larot et les poètes de son école s'étaient composé des devises, qu*ib étalaient dans leurs ou\ rages et qui constituaient pour eux comme un titre de nohlesse : Marot, La mort nV mord, — Jean Bouchet, Ha bien touché, — Charles Fontaine, Hante tefran çr#û, — Etienne Forcadel, Espoir sans espoir, — Françob Uabert Fy de soûlas, — Jean Lehlond, Espérant mieux, — François Sagon. }ela de quor, — Jacques Peletier, Moins et meittear, — Maurice Scève, Souffrir non souffrir. — Pont us de Tyard, Amour immortetle,
— Guillaume des Autelz, Travait en repos, — etc. Du Bellay, qui raille les autres, avait lui-mùme sa dexlsc : il est vrai qu'elle a\ait quelque chose de plus docte, étant prise d'Horace, Car/o tfusa beol.
â. D'oii = dont =:= de qui. Même emploi dans Marot, Épitrt XLviii, A Monseigneur te Cardinal de Toumon :
y on premier poinot, ce fat de loaer Dica, Et le second . de dc^ioger du Uea Lai oa j estois, pour aa pars venu* 1> oii je n'aj scea perdre le sou\ enir.
vKdit. P. JaoMt, I. «&)
On lit dans une chanson de Malherbe, Poésies^ cvm :
Teux que l'opinion fait plaire aux raniiés Font de^tu leurs lambeaux graver des qualités ùoù X peina un \*\cm seroit digne.
(Edit. UlaAoe, I. S»&.)
Radne écrit encore, Bril. V, ra, i5tl8 :
$^ conri«lcnv''o au.ru<te a m:s entre net mains Des sccreu «f uu ac^>cnd le destin des hamains.
^ ?^iT*ïuN "^5i '*^. N^ -^r* — .^i^»uju .•'^►
% nrtMj .>r. j;^ :^, >4f :*wUt ai, jw: . — >i«M«iO)»ai. «V. J^ Si>, >j» ^%«fem 01. nku,,^
^ ^r>nn4%t»ai3»^ .♦•" — v^ u^î, Si>, xMu *i* au-, — -n»*».'^*^ »^> **- Tt tr%U'*avuUiki .^T — An;»ji* OL. iV-rï?î, -nn^-ri* tS-*J'?' .
AAu«<:.'^ 01, AI-...
i 44itlnNinr It V,-» »)v si^^f/i/i •#/•% ><f H»y\K>J «wU 4 ^rjv ^tr iiiiAi'» ••♦ ,'. .:. nUîv hiuu > ^ft** "t. *!
♦ il, 41» i .^lj.»in «^tAU* .il, .1* »•
314 DEFPENGE ET JLLUSTRATlOff
sembleray à beaucoup trop mordant et satyrîque, mais véritable à ceux qui ont scavoir et jugement, et qui désirent la santé de nostre langue, ou cet ulcère et chair corrumpue de mauvaises poésies est si invétérée, qu'elle 5 ne se peut oter qu'avecques le fer et le cautère. Pour conclure ce propos, saiches, Lecteur, que celuy sera véritablement le poëte que je cherche en nostre langue, qui * me fera indigner, apayser, ejouyr, douloir ^, aymer, hayr, admirer, étonner, bref, qui tiendra la bride de 10 mes afiections^, me tournant ça et la à son plaisir ^