‹ La deffence et illustration de la langue francoyseChapitre 389 sur 449 · Cf. Horace, EpisL ad Pis · texte numérisé non relu

Cf. Horace, EpisL ad Pis

Non satis ost palchra oaso poemata : dulcia sunto Et, qaocuinque volent, animum auditoris agunto.

La formule par laquelle du Bellay définit le poète est restée justement célèbre. V. mon Joac.him du Bellay y p. 141 -142. — On notera que Cicéron donne de V orateur une déflnition analogue, De Oral, I, xii, 53 : « Quis nescit maximam vim cxsistere oratoris in hominum mentibus vel ad iram aut ad odîum aut ad dolorem incitandis, vel ab hisce eisdem permotionibus ad lenitatem miscricordiamque revocandis P » — La phrase môme de du Bellay, avec son énumération de verbes, rappelle étrangement la phrase où Cicéron, Brut, l, 188, dépeint l'impression que ressent la foule en

Voyla la vraye pierre de louche, ou il faull qpie tu épreuves ' tous poèmes et en toutes langues. Je m*attens bien qu'il s'en trouverra beaucoup de ceux qui ne treuventrien bon, si non ce qu'ilz entendent et pensent pouvoir immiter, aux quelz nostre poëte ne sera pas 5 agréable : qui diront qu'il n'i a aucun plaisir, et moins de profit S à lire telz ecriz, que ce ne sont que fictions poétiques, que Marot n'a point ainsi écrite A telz, pour ce qu'ilz n'entendent la poësie que de nom, je ne suis délibéré de repondre *, produysant pour deffence tant 10

1. Voila (61) — où (73, 75, 84-97) — fault (57, 62, 80), faut (61, etc.).

2. épreuves (57, 80), es preuves (61,62), esprouves (69, etc.) — poèmes (57, 62, 80, 84),poëmes (61, etc.) —Je m'atens (57, 80).

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