V. ci-dessus, p. 154, n
6. Dans celte phrase, on sent percer les secrètes dispositions de la Pléiade envers l'Italie, cet esprit de rivalité fait surtout d'orgueil national, qui la pousse à vouloir assurer à la France dans l'avenir l'avantage intellectuel, de même qu'elle a déjà dans le présent la supériorité politique et morale. Sur cet esprit d'émulation à l'égard de l'Italie, premier mobile de la Pléiade, v. mon Joachiin du Bellay^ p. 100 sqq.
7. Ici commence un éloge de la France, où du Bellay slnspire à la fois, semble- t-il, de Virgile {Georg. II, 136-176) et de Pline l'Ancien (HisL NaL III, vi, 39-42) dans leur éloge de l'Italie. Déjà Budé, en divers endroits de son De Asse, et surtout au liv. IV (v. redit, de 1550, Lyon, Séb. Gryphe, p. 440), avait fait un semblable éloge. D'autre part, le poète italien Luigi Alamanni, dans sa Collivazione (I, 1011 sqq.), avait célébré en détail toutes les beautés et toutes les richesses de la terre de France, son pays d'adoption (v. Henri Hauvette, thèse sur Alamanni, p. 456).
temperie * de Tair, fertilité de la terre, abundance de tous genres de fruictz nécessaires pour Fayse et entretien de la vie humaine, et autres innumerables commoditez *, que le Ciel, plus prodigalement ' que libéralement, a elargy * à la France. Je ne conteray tant de grosses