‹ La deffence et illustration de la langue francoyseChapitre 401 sur 449 · abundance (57, 62, 80), abondance (61, etc · texte numérisé non relu

abundance (57, 62, 80), abondance (61, etc

2. fruicts (62-97 sauf 80) - naceisaires (75) - aige (61 .g7 sauf 80) 5. eslargy {62, 97). y ,.

i. Exactement : état tempéré [temperies]. Ce mot, oublié par Marty-Laveaux dans sa Langue de la Pléiade, est peul-ôtre une création de notre auteur. En tout cas. je n'en connais point d'autre exemple. — Pline l'Ancien, III, vi, 41 : <( Tanta ea vitalis ac perennis salubritas, talis caeli temperies. tam fertiles campi »

2. Cf. ci-dessus, I, i, 46 : « outre les innumerables commoditez qui en feussent procedécs ».

3. Ce mot, dont Godefroy {Complément) cite plusieurs exemples antérieurs au xvi- siècle, est donné par R. EsUenne (Dict fr.'lat . 2* édit. , 1 549 ) . Ronsard s'en est servi :

I^ ciel no t'a pas seulement Elargi prodigalement Mille prescns...

Ode à Michel Pierre de Afauléon,' 1550. (E<iit. Blancheraain, 11,423.)

De même La Noue (v. Littré). Le mot figure dans le Thresor de ISicot ( iOOC ). Admis par l'Académie en 1694 ; supprimé en 1798 ;

I rétabli en 1878

4. Elargy = donné largement ( le verbe elargioi- est employé par Perse, SaL ni, 71). L'emploi d'élargir en ce sens n'est pas rare au xvi- siècle. A l'exemple de Ronsard, mentionné dans la note qui précède (« élargi prodigalement »}, on peut joindre ceux-ci, tires du même auteur : ^ j .

Que tardes- tu, vou que les Muses T'ont eslargi tant de sçavoir ?

Ode à Gaspar d'Auvergne, 1550.

... . (Édit. Blanchemain, 11,469.)

Advienne que le ciel feslargiese les ans Que cruel il dérobe à tes jeunes en fans.

Tombeau de Charles IX, 1574.

Marot avait dit avant lui : '•"""" ""'• '"• "^•'

Dieu tout puissant, qui tant est débonnaire, A SCS enfans la pierre pour du pain Ne donne point, mais sa bénigne main Nous eslargit ce qui est nécessaire.

Le riche en pocreté, 15'13.

(Édit. P. Jannet, I, 89.)

P.!" ^T^r f """T ''''* ''"'P^''* ^^"^ Bossuei, /•' serm, pour la Pent. ir, début : « L'cspnt de la grâce nous est élargi. »

rivières, tant de belles forestzS tant de villes, non moins opulentes que fortes, et pourveuës de toutes munitions de guerre *. Finablement ^ je ne parleray de tant de métiers, arz et sciences, qui florissent * entre 5 nous^ comme la musique, peinture, statuaire, architecture et autres ^, non gueres moins que jadis entre les Grecz et Romains. Et si pour trouver Tor et l'argent, le fer n'y viole point les sacrées entrailles de nostre antique mère': si les gemmes'', les odeurs, et autres 10 corruptions de la première générosité^ des hommes, n'y sont point cherchées du marchant avare ^® : aus-

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