‹ La deffence et illustration de la langue francoyseChapitre 408 sur 449 · Sur celui adjectif, v. plus haut, p. 69, n · texte numérisé non relu

Sur celui adjectif, v. plus haut, p. 69, n

3. Opinion, avis, jugement [senteniia), — Nous avons vu le mot ailleurs (cf. ci-dessus, p. 106, n. 2) au sens de « pensée ».

4. Conformément à ses principes (v. ci-dessus, 11, vi, 255), du Bellay francise le nom de Postumius Albinus. Cf. un peu plus bas Romule. — A. Postumius Albinus fut consul en 151 avec L. Licinius LucuUus. Cicéron dit de lui, BruL xxi, 81 : « A. Albinus, is quis graece scripsit historiam, qui consul cum L. LucuUo fuit, et litteratus et disertus fuit. » Ailleurs, Acod, II, xlv, 137, U le qualifle « doctum sane hominem, ut indicat ipsius historia scripta graece ».

5. Amphictyons. Nom qu'on donnait aux députés des cités grecques confédérées, réunis en conseil pour discuter sur les afEadres et les intérêts généraux de la confédération. — Pierre Saliat ( 1556) emploie amphietyon, non amphictyonien {Dict. Gén. ).

6. Cette anecdote est tirée de Plutarque, qui la rapporte en deux endroits, à peu près dans les mômes termes ( Vie de Cat. VAnc. XII, 7; Apophth. des Rom. ix [Cat. TAnc], 29). Voici le second de ces passages : « Posthumius Albinus avoit escrit des histoires en grec, au prologue desquelles U prioit les auditeurs et lecteurs de luy pardonner s'il y avoit aucune impropriété au langage. Caton s*en mocquant disoit qu'il meriteroit qu'on luy pardonnast, si c'estoit par ordonnance et commandement des Amphictyons, qui estoient les estats de la Grèce, qu'il eust esté contrainct, mal gré luy, d'entreprendre ceste histoire. » (Trad.

qui aymoit mieulx écrire en une langue étrangère qu'en la sienne. Horace dit que Romule en songe Tamonnesta*, lors qu'il faisoit des vers grecz, de ne porter du boys en la forest^. Ce que font ordinairement ceux qui écrivent en grecet en latin. Etquand la gloire seule, non l'amour 5 de la vertu, nous devroit induire aux actes vertueux, si ne voy-je pour tant qu'elle soit moindre à celuy qui est excellent en son vulgaire, qu'à celuy qui n'écrit qu'en grec ou en latin. Vray est' que le nom de cetuy cy (pour autant que ^ ces deux langues sont plus fa- 10 meuses ) s'etent en plus de lieux : mais bien souvent, comme la fumée, qui sort grosse au commencement, peu à peu s'evanouist parmy le grand espace de l'air, il se perd, ou pour estre opprimé de l'infinie multitude des autres plus renommez, il demeure quasi en silence 15

1. aymoit miealx (57, 80), aymoit mieux (62, 97), aimoit mieox (61, etc.) — escrire (61-97 sauf 80) — estrangere (61-97 sauf 80) — que en la sienne (57, 62, 80).

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