‹ La deffence et illustration de la langue francoyseChapitre 42 sur 449 · conservée (57-97) — tens (57, 80), temps (61, etc · texte numérisé non relu

conservée (57-97) — tens (57, 80), temps (61, etc

6. faiz (57, 62, 80), faictz (61), faicU (69-75,84, 92), faîU (97) — Oauloys (57, 62, 80), Gaulois (61, etc.).

7. qu'ils (62-97 sauf 80) — tumbassent (57, 62, 80), tombassent (61, etc.) —puissance (57-97 sauf 80) —Francoys (80), François (62), François (57, etc.).

1. Ingénieusement, du Bellay va retourner contre les Romains à la décharge des Gallo-Francs ce que Salluste avait écrit contre les Grecs à la décharge des Romains. Tout le passage qui suit est imité de Salluste, Ckitil. vin, 2-5 : « Atheniensium res gestae, sicuti ego aestumo, salis amplae magnificacique fuere, verum aliquanto minores tamen quam fama feruntur. Scd quia provcnere ibi scriptorum magna ingénia, per terrarum orbem Atheniensium facta pro maxumis celebrantur. Ita eorum qui fecere virtus tanta habetur, quantum eam verbis potuere extollere pracclara ingénia. At populo Romano numquam ea copia fuit. »

2. Leur, et non leurs, comme l'imprime Person. C'est bien la forme que réclame Tétymologie (illorum). Du Bellay dit aussi justement, II, XI, 309 : « Les étrangers ne la prisent [notre langue] comme nous faisons les leur. » Mais ailleurs il a tort d'écrire, I, XI, 153 : « Celle forme que leurs donnarent premièrement ces bons et excellens architectes. » — ^ Sur les variations orthographiques de leur à celte époque, v. Marly-Laveaux, Langue de la Pléiade, II, 185. — V. aussi l'appareil critique.

3. Ravage (vastitas). Le mot est très rare en ce sens. Godefroy (Complément) n'en cite qu'un exemple, de Guillaume Paradin, Chronique de Savoy e (1552) : «Villages et lieux champcstres rédigez en vastilé et solitude. » — Montaigne l'emploie, mais dans le sens de « vaste dimension », Ess, II, xii : « Il n'est... ame si revesche, qui ne se sente touchée de quelque révérence, à considérer cette vaslité sonibre de noz églises. » (Ëdit. Courbet et Royer, II, 3C7.)

A. Sous la domination des Francs.

et les faiz des Francoys mesmes depuis qu*ilz ont donné leur nom aux Gaules, ont été si mal recueilliz, que nous en avons quasi perdu non seulement la gloyre, mais la memoyre *. A quoy a bien aydé l'envie des Romains, qui comme par une certaine conjuration conspirant contre nous, ont exténué ^ en tout ce qu'ilz ont peu

1. faiz (comme ci-dessas, p. 60, L 6) — François (comme ci-des8a«| p. 60, L 7) — qu'ils (63Î-97 sauf 80).

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