qu'ils (62-97 sauf
1. Même idée chez Budé, InsL du Prince, xv : « Si depuis le commencement de Tempire des roys de France, ou depuis Taccroissement d'icelluy, il y eust eu gens sçavants, diserts et éloquents en France, et que les roys eussent condignement et selon leur mérite faict estime d*eulx, il ne fault doubter que la nation françoise ne fust trop plus estimée que nulle aultre, après les anciens Rommains. Car les François ont faict moult de grandes, belles et triumphantes choses, qui n'ont esté mises par escript avec Telegance et dignité à ce requises. » (Édit. de 1547. p. 62.) — Cf. aussi Guill. du Bellay, prologue de son Epiiome : « Si en France nous eussions eu un Titelive, il n'y eust entre les hystoires romaines exemple ou vertueux fait, auquel n'eussions un respondant. Car ne desplaise aux autres nations, desquelles je ne vueil en rien diminuer la réputation, je n'en sache aucune, en laquelle ou plus souvent ou plus long temps se soit fortune monstrée amye ou ennemye alternativement : et proprement semble qu'en ceste seule nation françoyse elle ayt voulu esprouver l'une et Tautre sienne puissance, pour à toutes autres donner exemple et miroer, tant de suporter en magnanimité et avecques force et constance les infortunes et aversitez, comme de soy gouverner en prospérité avecques modestie et atrempance. Laquelle chose (comme ainsi elle soit) à mon avis a donné à plusieurs ocasion de grand merveille, considérant que bien mil ans ou plus France a eu bruyt et réputation, avant que nul, au moins qui soit à estimer, ayt mis la main à l'œuvre, pour escrire tant de faitz mémorables, qui en icelle sont avenus. Mais noz ancestres et fondateurs du royaume naturellement (et comme par aventure alors estoit besoing) furent tousjours trop plus incÛns à faire qu'à escrire. » (Édit. de 1556, f* 2 v*-3 r«. )
2. Plus fort qu'atténué = diminué fortement. Ce verbe,. qui tend à disparaître dans le sens figuré, se rencontre plusieurs fois, d'après LiTTRÉ^ chez Corneille et J.-J. Rousseau. Ainsi Corneille, 2*
notz louanges belliques*, dont ilz ne pouvoint endurer la clarté : et non seulement nous ont fait tort en cela, mais pour nous rendre encor' plus odieux et contemp* tibles 2, nous ont apellez brutaux, cruelz et barbares; Quelqu'un dira : Pourquoy ont ilz exempté les Grecz de ce nom ? Pource qu'ilz se feussent fait plus grand
1. notz (57, 80), noz (61-75, 84), nos (92, 97) — louanges (92, 97) — ils (6^97 sauf 80) — pouvoint (80), pouvoient ^7, 61, 69-75,84), pouvoyent (62, 92, 97).