‹ La deffence et illustration de la langue francoyseChapitre 426 sur 449 · leur oreilles · texte numérisé non relu

leur oreilles

2. chesne (57, 62, 80), chaine (61, etc.), chaisne (97) ^ attachée (57-97 sauf 75).

posséda sous les empereurs des écoles si florissantes, que la jeunesse de Rome s*y rendait, comme auparavant à celles d'Athènes, pour s'instruire des lettres grecques. — A noter le pluriel secondes, en somme très logique, puisque Athènes est un mot pluriel.

i. Gallique = Gaulois {Gallicus), Sans historique dans Littré. Oublié par Marty-Laveaux dans son étude sur la Langue de la Pléiade, Le mot n'est pas une création de du Bellay : La Croix du Maine (I, 133) et du Yerdier (11,254) mentionnent l'un et l'autre un petit poème anonyme « imprimé l'an 1545 », qui a pour titre : Le grand Hercule Gallique qui combat contre deux. Marot, dans une complainte de 1543, parle des « renommez vieulx poètes gaitiques » (édit. P. Jannet, II, 269). Mais avant lui, J. Lemaire de Belges avait déjà vanté « nostre nation gallique » (v. plus haut, p. 34, n. 3).

2. Ce mythe, narré par Lucien (n** lv. IlpoXaXtà 6 *HpaxXf,ç), a joui, pendant tout le xvi* siècle, d'une faveur extraordinaire, qui s'explique aisément par ce qu'il avait de flatteur pour l'orgueil national. Budé, dans ses Annotationes in Pandectas^ a traduit en latin l'opuscule du sophiste grec (cf. le récit du mythe repris en français au chap. xi\ de V Institution du Prince, édit. de 1547, p. 59-60 ). En 1529, au liv. I*' de son Champ Jleary [P 2 sqq.), Geoffroy Tory a fait entrer sa propre traduction française d'une autre version latine, — celle-là faite par Érasme, — en y joignant (^ 3 v^) un « deseing de l'Hercules François », exécuté, nous dit-il, par luimême, en s'inspirant du morceau grec et d'une peinture, vue jadis à Rome^ sur le môme sujet. Un poète oublié, Gilles d'Aurigny, V l'Innocent égaré », a fait suivre sa Généalogie des dieux poétiques (PoiUers, 1545) de Isl Description d* Hercules de Gaule, composée en grec par Lucien, et par le dict Innocent égaré traduite en vulgaire françoys. Il est fait allusion à ce mythe dans Saint-Gelays ( édit. Blanchemain, II, 151), Rabelais (dédicace du Quar^ livre, 1552, édit. Marty-Laveaux, II, 251), Pasquier {Lettre à Turnèbe, 1552, édit. de 1723, II, col. 5), Ronsard {Panégyrique de la Renommée, 1578, édit. Blanchemain, III, 273), Jodelle (édit. Marty-Laveaux, II, 164 et 294), etc. On représentait sur les livres la figure de l'Hercule Gaulois (v. les Emblèmes d'Alciat traduits par Barth. Aneau, 1549, p. 221). Lors de l'entrée solennelle de Henri II à Paris (le 16 juin 1549). quelques mois après la Deffence, on vit se dresser à la porte Saint- Denis un arc triomphal dont l'attique portait un Hercule Gaulois, tirant par quatre chaînes, qui sortaient de sa

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bouche et s'attachaient à leurs oreilles, quatre personnages symboliques, le Clergé, la Noblesse, le Conseil et le Peuple. Le sicur Germain Boursier, capitaine des enfants de Paris, harangua le roi en ces termes : « Sire, deuoL Hercules ont esté, Tun de Libye, qui par force plusieurs monstres combatit, et de vaillance le les emporta ; Vaultre des Gaulles, qui de belle éloquence, prudence et justice, fut qui premier les Celtes par les champs espandus ez villes enferma, et ensemble vivre et batailler enseigna. Mais ces deux pour un tiers parfaict en vous se sont assemblez ; et ce que Libye et GauUes ont eu et n'ont point eu, la France en vous a recouvert... » (Félibien, Histoire de la ville de Paris, V, 364 sqq. )

Fin de ki Deffense et UlastraUon de la langue francoyse.

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