‹ La deffence et illustration de la langue francoyseChapitre 49 sur 449 · grecque · texte numérisé non relu

grecque

très n*ont point moins bien escrit, ne de moindres et pires choses, en la langue de leur temps propre et entière, non percgrinc, et pour Tors * de bon aloy et bonne mise, que nous à présent en la nostre. »

1. Salluste, CatU. vni, 5 : « Optumus quisque faccrequamdicerc, sua ab aliis benc facta laudari quam ipse aliorum narrarc malebat. »

2. Cf. Jacques de Beaune, dans sa lettre <( au seigneur Camille » (1548) : «... Ceulx mesmes de qui nous sommes descenduz ont heu par plusieurs siècles iantasie que Icscriprc et manier livres, en quelque congnoissance que peult estre. estoit chose pernicieuse et dommageable au peuple qui se vouloil renommer par armes et faictz victorieux, pensant (comme je croy) que trop plus estoit aisé d'escripre chose mémorable, que d*icelle n*esloit l'exécuter, et que parvenant à Taflaire ne mancoit jamais de diseur qui se sentoit heureux, pour se perpétuer, la povoir laisser par escript. » (Rev. d'hisL litt. de la Fr,, 1895, p. 240-241.)

3. Bien faitz z= hauts faits, belles actions (c'est le vrai sens du làiXn bAiefacla), Employé déjà par Froissart (d'après Littré).

4. Même idée et même image dans la dédicace de la Rhétorique Françoise d* Antoine Foclinà la reinc'd'Écosse (1555) : » Madame, il plaira à votre grandeur excuser la pauvreté de notre langue, qui

a. 1555 : pour lor».

romaine eussent tousjours été en rexcellence qu'on les a vues du tens d'Homère et de Demosthene, de Virgile et de Ciceron * ? Et si ces aucteurs eussent jugé que jamais, pour quelque diligence ^ et culture qu'on y eust peu faire, elles n'eussent sceu produyre plus grand fruict, se feussent ilz tant eforcez de les mettre au point ou nous les voyons maintenant ^P Ainsi puys-je dire de nostre langue, qui commence encores ^ à fleurir sans fructifier, ou plus tost, comme une plante et

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