‹ La deffence et illustration de la langue francoyseChapitre 52 sur 449 · cultivée · texte numérisé non relu

cultivée

7. sauTage (57-97 sauf 80) -- mesmes (57, 62, 80), inesme (61, etc.)

— où (75, 84-97).

1 . Vergetie, diminutif de verge : tige mince et flexible comme une baguette. Le mot est donné par R. Estienne {Dict. fr.-lal., 2« édit., 1549: «Vergette, virgula. »).

Pour la cage ot Toisoau je veux mettre un panier Gentoment enlace do vergettea d'ozier.

Ronsard, Egl. m, 1553.

(Édit. Blanchcmain, IV, 61.)

Ronsard dit aussi vergelette (VI, 395).

2. Nous dirions: «tant s*en faut», correction qu'ont cru devoir faire les éditeurs posthumes. V. l'appareil critique.

3. Faute {culpa). Archaïsme. — Dans la langue théologique, la coulpe est la souillure du péché qui fait perdre la grâce (v. Littré).

— Nous disons encore familièrement : battre sa coulpe.

A. Du Bellay revient sur Tidée qui commence le chapitre, la négligence regrettable apportée par « nos majeurs» à cultiver leur langue. 11 y reviendra encore, II. n, 191 : « J'ay bien voulu (Lecteur studieux de la langue francoysc) demeurer longuement en cete partie, qui le semblera (peut estre) contraire à ce que j'ay promis: veu que je ne prise assez haultemcnt ceux qui tiennent le premier lieu en nostre vulgaire, qui avoy' entrepris de le louer etdeffendre. Toutesfoys je croy que tu ne le trouveras point étrange, si tu considères que je ne le puis mieux défendre, qu*atribuant la pauvreté d'iceluy, non à son propre et naturel, mais à la négligence de ceux qui en ont pris le gouvernement. »

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