‹ La deffence et illustration de la langue francoyseChapitre 61 sur 449 · Veuillent. Cf. plus haut, p. 53, n · texte numérisé non relu

Veuillent. Cf. plus haut, p. 53, n

5. En proclamant que le français, « tel qu'il est maintenant ». n'eslpas aussi pauvre que beaucoup resliment (v. début du chap.), du Bellay n'a pas tort, et son opinion peut se défendre par de bonnes raisons; mais quand on presse un peu son argumentation, on s'aperçoit qu'à la faveur d'une équivoque, il transporte à l'avenir ce qu'il semblait dire du présent. Notre langue n'est pas à ce point « infertile» qu'elle ne puisse produire de bons fruits, si Ton veut bien la cultiver ( cf. plus bas, même chap. : « Nostre langue n'ha point eu à sa naissance les dieux et les astres si ennemis, qu'elle ne puisse un jour parvenir au point d'excellence et de perfection, aussi bien que les autres » ). Elle n'est pas pauvre, à ses yeux, en ce sens qu'elle est capable de s'enrichir. L'argument est spécieux et quelque peu contradictoire. — Vingt ans plus tôt (1529), Geoffroy Tory, au second livre de son Champ fleury, avait proclamé plus franchement que notre langue pouvait marcher l'égale des autres langues : « Jen voy qui veulent escrîpre en grec

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nous grâces d'un tel bénéfice*, si non à nostre feu bon roy et père Francoys, premier de ce nom et de toutes vertuz^? Je dy premier, d'autant qu'il a en son noble royaume premièrement restitué tous les bons ars et sciences en leur ancienne dignité ^i et si* a nostre

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