tesmoîgnage
Qu'on l'a congneu par guerre trespuissant.
Sur ce propos ma langue ne peult taire Ce que vous doibt nostro langue Tulgairo, Laquelle aves en tels termes réduicte, Que par elle est la plus grand'part traduicta De ce qu'on lyct de toute discipline En langue grecque, hébraTcque et latine.
Édit. de 1543, Lyon, Et. Dolet. p. 67.
(Bibl. Nat. — Rds. Y*. 1613.)
1. Transition fréquente au xvi" siècle. Il faut entendre : ei la preuve qu'il en est ainsi, c'est que, grâce à François I*', tous les auteurs grecs et latins ont appris à parier français. V. un emploi semblable au cours du chapitre suivant (p. 88). — On pourrait multiplier les exemples: en voici deux assez typiques. Ktienne Dolet, à la flnde sa Manière de bien traduire, parlant des nombres oratoires, écrit : « Ne pense pas que cela se doibve plus observer par les orateurs que par les historiographes. Et qu'ainsi soit, tu ne trouveras Ca?sar et Sali u sic moins nombreux que Ciceron. » (Édit. orig.. Lyon, (540, p. 16. ) — Le Quintil dira d'autre part: « Les musiciens suyvent la lettre et le subject (qu'ils appellent) à eux baillé par les poètes. Et qu'ainsi soit, j'en demande à Claud in... et autres renommez musiciens » (v. ci-dessous, p. 208, n. 3). — Cf. Th. Corneille : « Et qu'ainsi soit, que Ton disoit autrefois, veut dire : et pour faire voir qu'il est ainsi, voyez telle et telle chose. » (Vaugelas, i?emar9U6s, édit. Cha.ssang, II, 340.)
2. Médecins. Du Bellay dit aussi (p. 343) médicine i>our médecine, conformément à l'étymologie ( medicina ).
3. Sur les nombreuses traductions parues à l'époque de François !•', consulter Goujet, Bibl. Franc,, t. IV, V, VI ; Aug. de Blignic''res, Essai sur Amyot et les traducteurs français au xvi* siècle (Paris, Durand, 1851 ) ; Egger. l'Hellénisme en France {iBQ9), t. I, lie leç.
4. Du Bellay parle ici des traductions en langue « vulgaire » faites des saintes Écritures sous le règne de François I". Pour ne citer que les plus importantes, en 1530, Jacques Lefèvre d'Étaplcs, après avoir donné séparément le Nouveau Testament (1523) les Psaumes de David (1525), les Cinq livres de Moïse (1528), et le
cest endroict les superstitieuses raisons de ceux qui soutiennent que les mystères de la théologie ne doivent estre decouvers et quasi comme prophanez * en langaige vulgaire-, et ce que vont allegant ^ ceux qui sont d'opinion contraire *. Car ceste disputation ^ n'est propre à