Même orthographe chez des Périers, Prognostication
Ils noua en font et composent des livres, Kn prophanant du hault Dieu les secrets.
(Kdit. L. I-Acour, I, 134.)
2. Sur la résistance opposée par TÉglisc à ce mouvement de vulgarisation de l'Écriture sainte, et sur les arguments des docteurs catholiques, v. Brunot, Langue au xvi« siècle, dans VHisL de la lang, et de la litt. franc., de Petit de Julleville, III, 652-662.
3. Cet emploi du participe présent avec le verbe aller, pour marquer le progrès de l'action, était fort usité dans notre ancienne langue. Vaugelas, dans ses Remarques sur la langue françoise, ne l'admet que s'il y a mouvement local ( Peiison ).
4. Parmi ceux-là, il faut compter les auteurs anonymes de deux curieux opuscules publiés à Lyon, en 1542, chez Etienne Dolet : 1" Exhortation à la lecture des Sainctes Lettres: avec suffisante probation des docteurs de l'Eglise, qu'il est licite et nécessaire ycelles estre translatées en langue vulgaire, et mesmement en la françoyse. — 2* Brief discours de la republique françoyse désirant la lecture des livres de la Saincte Escripture luy estre loisible en sa langue vulgaire.
5. Discussion, controverse. L'ancien français disait desputaison ou desputoison ( Joinville, x et lxxiii, édit. N. de Wailly ). Disputa-
DE LA L.V>GtE FUANCOYSE 81
ce que j'ay entrepris, qui est seulement de montrer que nostre langue n'ha point eu à sa naissance les dieux et les astres si ennemis, qu'elle ne puisse un jour parvenir au point d'excellence et de perfection, aussi bien que les autres*, entendu que' toutes sciences se peuvent fidèlement et copieusement traicter en icelle *\ comme on peut voir en si grand nombre de livres grecz et latins, voyre bien * italiens, espaignolz et autres, traduictz en francoys par maintes excellentes plumes de nostre tens ^.