Cf. ci-dessus, p. 46, n
L'office donques de l'orateur est de chacune chose * proposée élégamment et copieusement parler. Or ccste faculté de parler ainsi de toutes choses ne se peut acquérir que par l'intelligence parfaite des sciences*, 5 les queles ont été premièrement traitées par les Grecz, et puis par les Romains imitateurs d'iceux. Il fault donques nécessairement que ces deux langues soint entendues de celuy qui veut acquérir cete copie ^ et richesse d'invention, première et principale pièce du 10 harnoys * de l'orateur. Et quand ^ à ce poinct, les fidèles traducteurs peuvent grandement servir et soulaiger ceux qui n'ont le moyen unique de vacquer aux langues estrangeres. Mais quand à l'eloquution, partie certes la