appeliez (57-97 sauf 80) — qu'Us (62, 73-97 sauf
6. frustrans (84-97) — moien (61, 69-75) — seduysent (57, 62, 80), séduisent (61, etc.).
7. montrant (57, 62, 84), monstrant (61, etc.) •— noyr (57, 62y 80), noir (61, etc.).
1. Souvenir du proverbe italien : traduttore traditore. — Quant au mot traditear, c'est une forme savante {traditor, traître) qu'on serait tenté de croire innovée par du Bellay pour garder le jeu de mots du proverbe, mais qu'en réalité l'on rencontre déjà cbez Froissart et Gerson (Godefroy).
2. Cf. un peu plus bas, p. 95 : « le cors de celuy qu'il entreprent tyrer après le naturel ». Pour cette construction du verbe entreprendre avec l'infinitif san^ préposition, v. ce qui est dit plus loin (p. 127, n. 1) d'une construction toute semblable du verbe s'efforcer.
3. « Pour discerner les bons traducteurs des mauvais, fault avoir jugement. Or le jugement est acquis avec Taage et l'expérience. Pour ce ne juge si jeune de cbose si antique. Monstrant le blanc pour le noir : -jorepov wp^Tepov, ou jeu de primas secundas, ce devant derrière: c'est mettre la charrue devant les bœufz, dire à ce propos monstrant le blanc pour le noir*. Car selon ton propos
a. Tout 00 passage est gravement altéré dans les éditions (v. Person, qui reproduit exactement ici le texte do 1555) et devient inintelligible dans celle de 1573, où l'on lit : « c'est mettre la charrue devant les bœufs dure à ce propos reprehensif failloit dire monstrant le noir pour le blanc ». En comparant 1555 et 1556, on peut, je crois, avec trôs pou de corrections, restituer à peu près le texte original. Pour cela : l» je mets un point au lieu d'une virgule après antique ; ^ je considère le premier membre do phrase monstrant le blanc pour le noir comme une simple reprise du texte de du Bellay, comme un point de départ à une remarque nouvelle, indépendante de celle qui se rapporte aux traducteurs ; 3« je corrige dure en dire. Quant aux expressions uorepov irpdTspov (1555: y«<«ronj}ro/tfron), primus seeundm, ce devant derrière (1555 : le devant derrière), c'est en trois langues un même proverbe qui sert au Quintil à railler la faute de son adversaire écrivant U blanc pour le noir quand il fallait dire le noir pour le blanc-
94 DEFFENCE ET ILLUSTRAtlOW
qui S pour acquérir le nom de scavans, traduysent à credict^ les langues, dont jamais ilz n'ont entendu les premiers elementz 5, comme Thebraique et la grecque * : et encor' pour myeux se faire valoir, se prennent aux poêles, genre d'aucteurs certes auquel, si je scavoy' ou vouloy' traduyre, je m'adroisseroy' 5
1. sçaTans (61, 69, 73) — traduysent (57. 62, 80), traduisent (61, etc.). a. à credict (57, 62, 80), à crédit (61, etc.) — U» (62-97 sauf 80).
3. eîemenu (57, 62, 80), éléments (69-75, 84), elemens (61, 92, 97) — hébraïque (73. 84-97).