Aussi peu [que possible
2. Les anciens Romains nommaient genius le démon tutélaire qui présidait à la naissance de chaque homme et veillait sur sa destinée jusqu'à l'heure de sa mort. Plus tard, à l'époque impériale, ce mot s'est pris au sens d'inspiration ( Martial, VI, lx, 10 : « Victurus genium débet habere liber » ). C'est en ce sens que du Bellay l'emploie. — Quant à la forme francisée génie, que le Dict, Gén. ne fait pas remonter au delà de Cotgrave (1611 ), je l'ai relevée dès 1550 chez Guillaume des Autelz, RepL aux fur, def de L. Meigr, : « Somme, ce génie naturel, et non affecté, qui fait vivre les vers, s'il n'ha beaucoup de sens, il ha prou de bon jus. » (Édit. de 1551, p. 74.) Cf. un emploi dans Ronsard, Entrée de Charles IX à Paris (1572). édit. Blanchemain, IV, 204.