I. — MESURES DIRECTES
Les mesures directes sont relatives aux grandeurs additives fondamentales, longueur, masse, temps, dont les unités, choisies par un congrès international, sont le centimètre, le gramme et la seconde (système C. G. S.). Encore, pour être rigoureux, doit-on remarquer que seules les mesures de longueur et les mesures de masse sont réellement directes; les mesures de temps sont en général ramenées à des mesures de longueur, de chemin parcouru par une aiguille sur un cadran.
A. Mesure directe des longueurs et des angles,
La mesure directe des longueurs se fait par la juxtaposition de la longueur à mesurer et d'étalons rectilignes de
longueur gradués à TaYance. Ces étalons de longueur sont des mètres ou des portions de mètre, divisés en parties égales [fig, i). Quand il est nécessaire d*effectuer la mesure avec une grande exactitude, on emploie des mètres divisés en parties très petites, mais Tœil de Thomme, même muni d^une forte loupe, ne permet pas de faire des lectures dépassant une certaine limite de précision. On recule cette limite au moyen du vemier [fig. 2). Le Yernier, ainsi nommé du nom de son inventeur (1631), se compose d*une petite règle graduée glissant sur la grande règle qui donne la mesure. La graduation de la petite règle est différente de celle de la grande ; dans la petite règle, par exemple, on aura divisé le centimètre en 11 parties, alors qu^il est divisé en 10 parties sur la grande règle. Si donc les zéros des deux graduations coïncident, il y aura entre le premier trait de la graduation de la grande règle et le trait correspondant du vernier une distance égale à (j{-n) ^^ centimètre, c'est-à-dire à (^0) de centimètre ; pour les seconds traits la distance sera de (hô) de centimètre et ainsi de suite, le onzième trait du vemier venant coïncider exactement avec le dixième de la grande règle. Cela posé, si je déplace la petite règle par rapport à la grande, de manière que le n**^ trait du vernier coïncide avec le trait correspondant de la grande règle, je saurai que la distance des zéros des deux graduations sera (^) de centimètre ; c'est-à-dire que j'aurai mesuré avec la précision de Tordre du (1I5) de centimètre un déplacement que je lirai par la coïncidence de deux traits dans des graduations de Tordre de grandeur du (^) de centimètre. J'aurai donc décuplé, sans rendre la lecture plus difficile, la précision de mon appareil de mesure. On conçoit aisément Tutilisation de cet appareil pour la mesure des fractions de millimètre sur les échelles graduées. Tous les appareils de précision portent des verniers. On donne le nom de cathétomètre {fig. 3) à un appareil de précision destiné à mesurer par des visées les longueurs verticales (hauteurs barométriques, etc.).
LES APPAREILS DE M^SlïBE
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Fig. 1. — Mètres.