CHAPITRE II
LA DISCRÉTION DANS l'aRT ET LES SOUS-ENTENDUS
En France, depuis un demi-siècle, l'art, renonçant de plus en plus aux idéales fictions, s'est épris de la réalité et semble avoir aujourd'hui pour principal souci de la décrire avec une minutieuse exactitude et une liberté croissante. Dans cette sorte de peinture, il a passé graduellement du noble au familier, puis au vulgaire, au grossier, à l'ignoble, et finira bientôt, on peut fespérer, par s'arrêter devant l'inexprimable. Cet amour de la réalité, qui nous choque aujourd'hui pai ses licences, n'était pas condamnable à Tori gine. En 1830, par une juste réaction contre une littérature épuisée qui n'avait plus de