I. FovTLLK. Dici. de médecine, P. G., p
Il6 LA DÉMENCE
supérieurs que d'une manière très incomplète ; il en arrive à ne plus pouvoir manger seul. Plus tard, ces phénomènes s'étendent aux membres inférieurs ; la station devient difficile ; la marche est incertaine, titubante ; puis tout cela va croissant. Les muscles du dos se prennent à leur tour... et le malheureux paralytique est condamné à garder le lit^ »
Il n'est pas rare de voir des déments dont l'incoordination musculaire entraîne des titubations des gestes chancelants qui les font à tort considérer comme en état d'ivresse.
MM. Toulouse et Vurpas* distinguent deux vies musculaires :
« I® Une vie propre et autonome, qui se continue après la mort de l'individu, et qui après une excitation mécanique, se manifeste à un premier degré par une contraction proprement dite, provoquant le déplacement des points d'insertion, mais limitée aux fibres directement excitées et non à la totalité du muscle ; et à un second degré, — qui marque une vie musculaire encore plus rudimentaire et aussi plus profonde et plus intime, — par une contraction plus lente, plus longue et absolument localisée aux points directement excités. A ce moment le muscle strié prend la forme de contraction du muscle lisse.
« 2® Une vie synthétique et solidaire du système nerveux, qui règle et dirige son fonctionnement et ses modes de contractilité, suivant ses besoins et son