‹ La démenceChapitre 26 sur 92 · FouRNiER. Alcoolisme, p · texte numérisé non relu

FouRNiER. Alcoolisme, p

2. Toulouse et Vurpas, Jievue de psychiatrie, décembre 1903, no la.

travail. Le muscle se contracte en totalité, brusquement, dans un but plus adapté et revient aussitôt à son état normal.

« Ces deux vies se superposent dans une certaine mesure en se pliant aux nécessités de l'organisme. Mais la vie musculaire supérieure ne peut exister que grâce à l'action du système nerveux central qui régularise et coordonne. Lorsqu'un trouble grave survient, il en résulte une vie musculaire, plus analytique et moins adaptée.

« Plus l'organisme est frappé et désagrégé, plus la synthèse biologique est annihilée, et plus la réaction musculaire manifeste la vie rudimentaire inadaptée et désharmonique du muscle. C'est ainsi que dans les troubles pathologiques et la mort, nous descendons progressivement tous les échelons de la réaction musculaire, depuis la contraction totale et synergique jusqu'à la contraction absolument localisée au point excité et asynergique par excellence, qui se manifeste par le phénomène fonctionnellement stérile du nœud ou de la corde.

« La paralysie générale réunit ainsi les meilleures conditions de production du phénomène. »

Ces faits montrent que la loi de dissolution suit bien une marche du complexe au simple, du volontaire à l'automatique (loi de Ribot).

La volition est l'expression dernière d'une coordination hiérarchique, et comme chaque mouvement ou groupe de mouvements est représenté dans les centres nerveux, il est clair que, avec chaque groupe paralysé, un élément de la coordination disparait. Si la dissolution est progressive, la coordination sans cesse

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appauvrie de quelque élément ira toujours en se resserrant; l'expérience montre que la disparition des mouvements est en raison directe de leur complexité et de leur délicatesse.

M. Toulouse a établi une échelle progressive des mesures dynamométriques obtenues dans diverses expériences ^ « Au bas tout à fait se trouvent les démentes avec ii,3 et io,3, et les débiles avec i3,5 et i3,i. Tous ces malades sont les plus déchus intellectuellement, l'attention chez eux est réduite à son minimum. Remarquons que les démentes sont encore les plus faibles, parce que la sénilité physique est une cause de plus de l'abaissement de l'énergie des contractions musculaires.

« Notons encore que ce sont les plus démentes et les plus idiotes qui serrent le moins fort. Ainsi les imbéciles marquent i5,5 pour les deux mains, tandis que les idiotes proprement dites ne marquent que 1 1 ,6 et 10,7, c'est-à-dire ne dépassent guère les moyennes des démentes.

« Au-dessus de ces malades, et relativement loin d'elles, sont, se tenant de près, les paralytiques générales, les maniaques et les mélancoliques. Chez toutes celles-là l'attention est encore profondément atteinte, soit parla démencede la paralysie générale, soit par l'état d'excitation et d'incohérence de la manie, soit par la dépression psychique ou au contraire le délire absorbant de la lypémanie. Il est bon de faire remarquer que si les paralytiques accusent encore une moyenne élevée relativement à leur état psychique, c'est probablement

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