I. Bayle. Thèse, Paris
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autres, non encore considérées comme liées à des lésions cérébrales déterminées.
Baillarger*, plus tard, acheva d'établir le rapport direct entre l'encéphalite diffuse et la démence paralytique, attribuant au délire son caractère accessoire et variable, indépendant de Tétat démentiel auquel il se peut surajouter mais auquel il peut manquer.
Dans son Traité sur la folie, publié en i84i, Parchappe * avait déjà formulé ce principe, que le décroissemetit graduel du cerveau est en raison de la dégradation successive de l'intelligence dans la folie simple.
La comparaison des moyennes de poids de l'encéphale dans les diverses espèces de vésanie a amené ce savant à cette conclusion importante. Le poids le plus considérable appartient à la folie récente, et le poids le plus faible à la folie ancienne, caractérisée par l'affaiblissement général de l'intelligence (démence). Or, cette diminution, qui est un fait constant dans la démence, est aussi le résultat naturel de l'âge et de la décadence inhérente à la nature humaine.
Il existe donc, à proprement parler, deux espèces de démence : la démence naturelle, et la démence résultant d'un état pathologique du cerveau qui a atteint les individus avant l'âge fatal assigné à la continuité et aux progrès de nos aptitudes intellectuelles.
Suivant Parchappe, la différence oscille de 89 à
I. Baillarger. La Démence paralytique, Parii, 1857. 3. Parchaffb. Recherches $ur l'encéphale, Paris, i836.
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125 grammes pour les encéphales d'hommes et de 85 à 1 35 pour les encéphales de femmes. Cette atrophie, ordinairement partielle, porte le plus souvent sur les deux tiers antérieurs du cerveau et quelques fois sur quelques circonvolutions seulement des lobes antérieurs ou de la région sincipitale. Les circonvolutions subissent des changements morphologiques. « Elles sont minces, et ont moins de hauteur du fond de l'anfractuosité à leur bord libre.
« La surface du bord libre, étroite, offre souvent des dépressions. Les anfractuosités, moins profondes, ont plus de largeur et sont comme béantes. Quand l'altération est très prononcée, elles n'existent réellement plus et ne sont qu'indiquées par des sillons et des dépressions superficielles. La diminution de volume paraît s'opérer à la fois aux dépens de la substance blanche et de la substance grise. Cependant, elle parait plus considérable dans la couche corticale qui peut, en quelques points, avoir complètement disparu. »
Dès Parchappe, on le voit, se dessine la tendance à relever l'altération organique atrophique de l'encéphale considéré dans sa masse et dans son poids comme substration somatique de toutes les démences.
Ces atrophies, mises en évidence par les diminutions de volume et de poids seront bientôt corroborées par les constatations dues au microscope.
En i863, Marge* décrit l'aspect du cerveau des déments. Il note aussi l'atrophie des circonvolutions,
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leur aspect rugueux et la teinte jaunâtre. de Ja substance corticale, mais il décrit aussi Taltération microscopique des fibres et des cellules par dégénérescence graisseuse, ce Les cellules, déchiquetées sur leurs bords, irrégulières, méconnaissables, offrent une coloration jaune ambrée, leurs prolongements sont rompus, elles sont couvertes de granulations jaunâtres, graisseuses, et finissent par disparaître, »
Les vaisseaux sont altérég ; « la paroi des capillaires paraît incrustée de granulations graisseuses qui la recouvrent et s'accumulent de façon à faire saillie dans l'intérieur des vaisseaux et à remplir sa cavité » . On rencontre aussi des cristaux d^hématine, des incrustations calcaires qui arrivent à^j'oblitérer. Et Marge pense que cette oblitération vasculaire est la cause de la destruction des cellules et des fibres. Pour Marge, la démence s'observe consécutivement à la plupart des affections organiques du cerveau, quelle que soit leur nature ; c'est la démence symptomatique; la démence est aussi consécutive aux vésanies ; c'est alors la démence simple qui est plutôt une période terminale qu'une forme particulièçe de la folie.
; Pour MoREL*, la démence (amentia, dementid) n'est pas, à proprement parler, une forme primitive, c'est plutôt un état terminatif. Pour lui les nombreux aliénés tombés en démence, quel que soit le point de départ primitif de leur affection, forment une nombreuse famille,, dont tous les membres ont des caractères communs, et se reconnaissent à des signes inté-