I. Journal of Mental diseaset p. 280, 1904, Clou ston
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Ces dernières se distinguent en deux variétés, l'une dans laquelle il y a confusion des idées, mais la pensée jouit encore d'une certaine activité superficielle ; elle peut être accompagnée d'agitation (Verwirtheit).
L'autre variété est caractérisée par une extrême faiblesse de l'intelligence, allant presque à l'abolition totale de cette faculté et aussi par un état de calme et d'apathie ; c'est la démence apathique.
A ces démences acquises, l'auteur ajoute dans un chapitre distinct (iv*) la démence congénitale ou précoce qui n'est pour lui qu'une variété d'idiotie (d. p. io3).
. — SghCle distingue de même une démence hallucinatoire correspondant au premier groupe de GriesiNGER, des folies systématisées secondaires et une démence proprement dite avec deux variétés, forme irritable ou démence versatile et forme torpide pu démence apathique; mais ce ne sont là, à vrai dire, que' des démences secondaires, dégénératives ou vésaniques. L'auteur décrit au chapitre des cérébropaihies psychiques la démence par périencéphalite (paralysie générale) et la démence sénile, puis sous le nonn de démence primitive aiguë, la stupeur.
— Pour Kraft Ebbing (Traité de psychiatrie, 1897), la démence est un état de destruction progressif des facultés intellectuelles, atteignant surtout la mémoire et l'association des idées, et finalement la perception et la réaction émotive.
— A propos des affections mentales dites fonctionnelles, nous relevons dans Franz Nissl (Heidelberg), les passages suivants : « Appuyé sur des examens prolongés pendant plusieurs années, je peux énoncer
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cette formule que dans toutes les psychoses, quel qu'en soit le genre, on trouve toujours des résultats positifs dans l'examen anatomo-pathologique de récorce. Je fais remarquer expressément que, lorsque je parle de résultats positifs dans Técorce, je n'ai pas en vue des résultats qui se bornent à des altérations de une ou deux cellules par préparation, ni des résultats qui consistent en des détails tellement fins qu'ils ne peuvent être reconnus que par des histologistes très exercés. Je parle de résultats qui peuvent être vus par tous ceux qui ont appris à voir dans un microscope.
«... Après avoir établi que chaque psychose, sans exception, laisse découvrir un résultat anatomique positif, le terme psychose fonctionnelle ne peut plus être conservé puisqu'il repose sur l'absence d'altérations anatomiques. Mais, nous devons reconnaître que nous ne sommes absolument pas en état de donner la signification des altérations anatomiques, et il n'est nullement prouvé, par le fait de l'existence de ces altérations dans les psychoses dites fonctionnelles, que l'on doit considérer comme fausses les assertions des aliénistes qui prétendent que les psychoses fonctionnelles se montrent cliniquement comme des troubles d'un autre genre que, par exemple, la démence paralytique ou sénile, etc., ou l'anatomie pathologique est positive et manifeste.
Pour les psychoses la question ne peut encore être résolue que sur l'appui de la psychiatrie clinique. »
NissL en conclut que les psychoses démentielles comme celles dites fonctionnelles sont bien toutes des « maladies du cerveau » .
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— L'école anglaise, recelé allemande, comme Técole française, sur Je terrain anatomopathologique tendent donc très nettement vers la démonstration constamment somatique de la nature des psychoses démentielles et autres.
« Une expérience de plus de trente ans, dit Sch. VON DER KoLR, m'a conduit à une opinion opposée (à celle des psychoses sans fondement). Je ne me rappelle pas avoir fait, durant ces vingt-cinq dernières années, l'autopsie d'un aliéné sans avoir trouvé une explication suffisante des phénomènes observés pendant la vie. »
Sur ce terrain même une certaine avance semble avoir été prise à l'occasion de la démence précoce, pour laquelle l'école allemande a fait un effort comparable à celui que marque pour l'école française la découverte de la paralysie générale, par Batle en 1822.
Ce fut d'abord, tout à la fois sur le terrain clinique et anatomique que KhAlbaum et Hecrer pressentirent l'entité nouvelle, sur laquelle les discussions, tant en Allemagne qu'en Belgique et en France, depuis plus de deux ans, ont passionné les médecins aliénistes d'Europe. La lumière commence à peine à se dégager du choc de ces discussions et c'est à la discerner que nous allons nous attacher plus loin.
La plupart des classifications des démences reposent sur la notion de l'étiologie et sur le caractère des processus morbides dont elles peuvent être l'expression ou la résultante. Elles aboutissent, en résumé, à distinguer les démences en organiques et fonctionnelles ; mais il faut bien entendre que ce dernier terme n'a ici que la signification toute relative qu'on
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lui attribue d'ordinaire en neurologie et en psychiatrie, fonctionnel ne saurait être ici synonyme de sine materia. Il importe aussi de remarquer que le qualificatif Ae fonctionnelles n'a pas pour tous les auteurs la même attribution. La plupart l'appliquent à toutes les démences névrosiques ou vésaniques, tandis que d'autres le réservent pour des formes dites démences aiguës.
On rencontre souvent, dans la littérature psychiatrique, la division des démences en idiopathique ou primitive, et symptomatique oii secondaire. Dans ce dernier cas, la démence serait précédée ou accompagnée d'une affection cérébrale dont elle constituerait un syndrome, ou une période ; dans le premier, elle constituerait une affection autonome. Il semble, dit SÉGLA.S, qu'à cet égard il est nécessaire de préciser la signification exacte des qualificatifs employés et de ne pas considérer comme synonymes idiopathique et symptomatique, primitive et secondaire. La signification de ces adjectifs varie suivant les auteurs ; et si les premiers impliquent toujours sans conteste une notion pathogénique, les seconds n'ont le plus souvent qu'une valeur purement séméiologique.
La déchéance démentielle ne saurait être qu'exceptionnellement brusque et totale, mais elle s'établit suivant une progression plus ou moins rapide.
Elle peut alors atteindre tout ou partie des facultés d'où des démences diffuses globales, par opposition à celles qui atteignent inégalement les diverses sphères de la mentalité. La mémoire est d'ordinaire la sphère le plus souvent et le plus manifestement lésée dès le début. Viennent ensuite, par ordre décroissant-, les
sphères perceptives : Tattentioiî, la réflexion, le jugement, la volonté, les sphères morales et affectives.
Mais ces étapes successives sont loin d'être constantes et de suivre une involution uniforme.
On peut donc distinguer, selon l'étendue de l'affaiblissement psychique :
totales partielles.
Des démences
Selon l'évolution :
Des démences
d'emblée
ou progressive.
Selon la pathogénie :
Des démences \ i-^ioFthiques
( OU symptomatiques.
Selon la sémiologie :
Des démences 1 P""^''^«' .
( OU secondaires.
Selon l'étiologie initiale :
.Des démence» \ o^8f î<I»" „
f OU fonctionnelles.
Mais nous rejetons par définition toute classification opposant aux démences à lésions déterminées celles qu'on supposerait fonctionnelles, sine materia, hypothèse inadmissible selon nous, désormais, en l'état actuel de la science.
Aussi croyons-nous que l'on doit combiner de préférence les classifications qui reposent sur une anatomie pathologique constante, avec des différenciations en sous-groupements par étiologie et localisations diverses cadrant avec des modalités cliniques distinctes.
Telle est la classification adoptée pour le traité de Pathologie mentale de G. Ballet, le tableau* suivant y résume l'étiologie générale des démences.
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Tel est encore le tableau établi par Sérieux des psychoses essentiellement caractérisées par un état d^affaiblissement psychique démentiel.
AFFAIBLISSEMENTS PSYCHIQUES DUS A DES LÉSIONS CÉRÉBRALES ORGANIQUES, INCURABLES EN GÉNÉRAL
a) Par lésions circonscrites.
AfTaiblissements psychiques partiels ; amnésies aphasies.
Démences organiques.
Démence syphilitique.
I Démence sénile.
Démence paralytique.
Démences toxiques.
Démence précoce.
OJ far leisions amuses \ » 17 • 1
^ 1 A. torme simple.
f B. Forme délirante.
i G. Forme catatonique.
\ D. Démence parànoïde.
Toulouse, cherchant à établir une classification psychologique, oppose aux psychoses (ou vésanies), les psychies ou états mentaux fondamentaux ; parmi ces derniers, il groupe les démences diverses sous le titre de métapsychies ou affaiblissements manifestés après le développement psychique complet et la puberté.
11 y aurait ainsi :
' Avec troubles du mou- ) Avec signes de ) Démence sévement. S sénilité. \ nile.
Totales. l
Démence vé-
Sans troubles du mouvement.
Partielles
ÎSans signes de ) Démence pasénilité. ) ralytique.
sanique.
Démences organiques.
IQO LA DÉMENCE
Comme on Ta pu dire, chaque Age a ses démences (Dupbé) ; si l'idiotie est la démence en quelque sorte avant la lettre, la déchéance cérébrale initiale par avortément psychique, la démence précoce est l'intermédiaire entre la précédente et les suivantes, l'idiotie acquise, comme disait Esquirol; l'âge adulte est le terrain sur lequel évoluent les démences vésaniques autres et paralytiques ou toxiques diverses, ainsi que certaines démences organiques par lésions circonscrites précoces.
Enfin l'âge avancé, celui de l'involution sénile, a la démence sénile proprement dite. Nous en tenant à ce groupement, qui est plus simple et suit l'homme à ses difierents degrés de développement, nous étudierons successivement :
1° Les démences précoces de l'époque pubère et les démences secondaires rapides qu'on en a pu rapprocher ;
2° Les démences de l'homme adulte : paralysie générale et pseudo-paralysie générale ;
3° Les démences séniles et organiques.
Les démences vésaniques tardives et névrosiques forment les transitions de passages entre le premier groupe et le deuxième, les démences organiques de l'adulte forment le passage entre le deuxième groupe et le troisième.