I. Revue neurologique, 1900, p. 76, Matschenko
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Parchappe, et la destruction d'un nombre assez considérable de cellules de Técorce cérébrale trouvée par NissL.
C'est une altération cellulaire distribuée à tout le cerveau, mais surtout marquée au niveau de la première frontale. Chromolyse cea traie, légère pigmentation jaune pâle, légère atrophie cellulaire ; atrophie, dislocation et gonflement du noyau, plissement de la membraue nucléaire et de l'endonucléole. Les couches profondes sont les plus atteintes *. Mêmes altérations des cellules motrices. Légère augmentation des cellules de névroglie. Phagocytose bien marquée et désintégration cellulaire considérable. Pas d'altérations des fibres à myéline ni des vaisseaux.
Dans la démence précoce*, avons-nous vu, le poison a une action élective sur les centres psychiques les plus élevés (destruction des centres d'association). Mais il semble respecter ou n'intéresser que passagèrement les centres sensitivo-moteurs (centres de projection). Il laisse intacts les viscères, sans aboutir comme dans la paralysie générale, à leur destruction; il ne comprometdonc pas le fonctionnement de la vie végétative et l'existence du malade. Enfin on connaît des cas de guérison. C'est que le processus intéres'se seulement le système neuro-épi thélial en principe laissant plus ou moins indemne le système vasculoconjonctif.
I . XXXVI. — Démence précoce avec autopsie ; par William* Bush. Dunton (The american Journal of [iisanit)\ I, igoS, p. 437-439, 4 planches).
âl6 LA DÉMENCE
M. Klippel, en effet, n'a pas retrouvé de lésions vasculaircs dans quatre cas de démence précoce, non plus que de leucocy tose, ni diapédèse, ni hyperhéniie, ni prolifération ou dégénérescence des parois. Il n'a pas trouvé davantage de réaction du tissu vasculoconjonctif, il n'a rencontré de réactions que dans le tissu neuro-épithélial, le plus fragile. Cette lésion, unique dans les psychoses dites vésaniques, se retrouvé au contraire entourée des lésions vasculaircs et conjonctives dans les démences paralytiques et séniles. L'importance de cette découverte est considérable, car la découverte de lésions uniquement neuro-épithéliales permet le diagnostic rétrospectif de l'affection, en même temps qu'il permet d'espérer une base anatomo-pathologique permettant de donner à la démence précoce sa juste place dans la nosographie mentale. Ces données ne sauraient d'ailleurs être exclusivement absolues ; elles n'empêchent pas d'admettre des cas mixtes ou atypiques tels que ceux décrits par d'autres auteurs (Marchand entre autres) ou un processus méningé pourrait être en cause.
DEMENCES PRECOCES 217
A. — Démences maniaques.