‹ La démenceChapitre 66 sur 92 · I. Le délire' des persécutions, p. a · texte numérisé non relu

I. Le délire' des persécutions, p. a

vient sans doute, qne dans tous les temps et chez tous les peuples, on a fait de la sagesse, Tattribufi des vieillards. Ils sont sages parce qu'ils commencent à devenir étrangers au monde au milieu duquel ils vivent, parce que leurs sens amortis et épaissis ne peuvent détourner leur esprit de l'objet qui les occupe, parce qu'ils ont pour eux l'expérience d'un autre âge, sans en avoir les passions. Les vieillards vivent plus en eux-mêmes ; aussi ne manquent-ils pas de s'isoler du monde qui n'est plus fait pour eux, ou plutôt pour lequel ils ne sont plus faits. Les bruyants amusements de l'enfance les agacent, les plaisirs bouillants de la jeunesse les irritent, les joies même si pures de l'âge mûr les affligent ; tout cela leur rappelle un passé qui ne doit plus revenir, le jour d'hier qui n'aura peut-être plus de lendemain. Ce qu'il leur faut, ce qu'ils désirent, c'est le repos, la chaleur du soleil, Tardeur du foyer pour ranimer leurs membres engourdis ; c'est le silence que ne trouble pas la voix de leurs souvenirs ; c'est pour leur amour-propre, quelques flatteries. L'habitude leur a fait une nécessité des soins de la famille, des caresses de leurs petits- enfants, des prévenances dont on les entoure ; mais le plus souvent leur cœur y reste insensible, le corps seul les reçoit. Ils sentent que leur tâche dans ce monde est terminée ; observent que chacun pense de même à leur égard et leur reproche la place qu'ils occupent encore sur la terre ; de là, leur méfiance pour tout ce qui les entoure, leur jalousie pour tout ce qui est jeune ; de là aussi leur désir d'être seuls et l'irrégularité de leur humeur. Sans doute, tous les vieillards ne sont pas

ainsi ; il en est dont le cœur reste jeune et bat vivement dans un corps affaibli ; mais en général, ils sont moroses, à charge à eux-mêmes et aux autres, quand ils ne sont pas entourés d'enfants qui aiment encore le passé et excusent le présent.

« Ainsi les années se succèdent pour eux et chaque pas que fait le temps rapproche le terme de leur carrière ; chaque heure leur apporte un vide nouveau, une nouvelle faiblesse, un nouveau regret, et pourtant leur amour pour la vie augmente avec le danger qu'ils courent de la perdre à chaque instant ; la mort leur inspire le plus grand effroi ; mais, inexorable, celle-ci marchant toujours, les saisit et bientôt a sonné pour eux l'heure suprême (Longet, Traité de physiologie, 2® éd., t. II, gSB). »

Cependant il existe incontestablement, comme le dit Proust (Traité d'hygiène, 1881), des esprits qui, jusqu'à une époque très avancée de la vie, conservent la plénitude de leurs facultés. C'est surtout dans les professions libérales, parmi les hommes qui n'ont jamais cessé d'exercer et de cultiver leur esprit, que l'on rencontre les cas les plus frappants de cette longévité intellectuelle. Ex. Voltaire,

FONTENELLE, GlUCK, CtC...

Ces privilégiés de la nature se rencontrent souvent parmi les hommes doués d'une haute culture intellectuelle et dont la vie a été consacrée tout entière au travail et à l'étude, (c C'est parmi eux, dit Ball, qu'on observe des cas de longévité intellectuelle dont on a tant d'illustres exemples, depuis Fontenelle et Voltaire jusqu'au P' Bouillaud, et si les hommes qui se livrent à une profession cérébrale sont exposés

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à une mortalité bien autrement grande que les autres, si la folie et la paralysie générale atteignent souvent leurs cerveaux surmenés, il faut reconnaître que leur sort a, au point de vue intellectuel, de larges compensations. »

« La vie intellectuelle, dit encore M. Proust, convient à certaines natures, et l'on a vu d'illustres savants, après une laborieuse existence, atteindre les limites extrêmes de la vieillesse. On peut citer les noms d'ÂRAGO, de Biot, de Thénard, de Thiers, et parmi les vivants, nous en trouvons de brillants exemples parmi les Chevreul, les Bouillaud et d^utres célébrités qui ont conservé, malgré les années, une vigueur d'esprit peu commune. C'est qu'en effet, parmi les avantages d'une vie consacrée à la culture de l'intelligence, il faut placer, en première ligne, la longévité intellectuelle, car il est incontestable que les savants, lorsqu'ils survivent aux inconvénients de la carrière qu'ils ont adoptée, ne subissent point cet affaiblissement intellectuel moral qui marque la fin de la carrière de la plupart des hommes, lorsqu'ils ont dépassé la cinquantaine. »

On peut citer en dehors des sciences des artistes comme Gluck qui composaient des œuvres maîtresses après 60 ans.

Mais cet heureux sort n'est pas le lot du plus grand nombre, et même parmi les esprits supérieurs beaucoup s'engagent dans la période de régression, et on peut citer des exemples non moins illustres de ce genre de déchéance.

A la fin de sa vie, Linné prenait plaisir à lire ses propres œuvres, et quand il était lancé dans cette lec-

ture, oubliant qu'il en était l'auteur, il s'écriait: « Que c'est beau ! que je voudrais avoir écrit cela ! » On raconte un fait analogue de Newton et de la découverte du calcul différentiel. Walter Scott, vieillissant, était sujet à ces sortes d'oublis. On récita un jour devant lui un poème qui lui plut : il demanda le nom de l'auteur ; c'était un chant de son Pirate.

Les grandes intelligences n'échappent donc pas à cette règle fatale et quand ils n'arrivent pas à la démence c'est, pourrait-on dire, parce qu'ils n'ont peut-être pas assez vécu.

Cojnme le dit encore Ball, le caractère le plus constant de la sénilité de l'esprit à son premier degré, c'est l'impossibilité d'acquérir des idées nouvelles et de comprendre ce qui sort des habitudes routinières de l'existence.

« Bientôt la mémoire et l'imagination s'affaiblissent, et lorsqu'on arrive à un grand âge, les sentiments affectifs s'émoussent à leur tour. Le jugement subsiste pendant longtemps au milieu de toutes ces ruines, quand il s'affaisse, on arrive à. la véritable démence. »

L'homme dont le cerveau vieillit, dit K. EfiWîiG, devient plus circonspect dans ses opinions et ses jugements ; son pouvoir d'assimilation intellectuelle n'est plus aussi grand, son imagination aussi vive et aussi chaude que dans sa jeunesse ; les opérations de la pensée se ralentissent, la mémoire baisse, le cercle des idées devient plus restreint, la volonté n'est plus aussi ferme ; au contraire, elle est plus facile à influencer.

Le vieillard vit de préférence dans le passé ; il est

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conservateur, se méfie des innovations ; il devient égcÂste et laudator temporis acti (Legrand du Saullb).

Souvent les choses ne s'en tiennent pas à ce changement sénile du caractère ; un état de débilité intellectuelle progressive se développe, état qui peut aller jusqu'aux stades extrêmes de Timbécillité (imbécillité sénile).

« D'abord incapable de travail, ou moins capable de travail qu'auparavant, dit Keraval, le vieillard manque de précision et de lucidité dans ses affaires. Ses idées, son jugement s'obscurcissent à des degrés divers ; il commet des erreurs de chiffres et de calculs. ... Puis, apparaissent des lacunes, des trous vides, dans la mémoire. L'amnésie commence par porter sur les faits récents tandis qu'au contraire les souvenirs anciens revivent. Ce double courant se traduit, dans la conversation, par un rabâchage constant d'histoires interminables fatigantes à entendre, à raison de la perte discontinue du fil du discours, de l'oubli des noms et des mots dont ces histoires sont parsemées. Ce sont généralement des histoires du passé représentées par le conteur comme autant de faits brillants bien supérieurs à ceux que le présent lui fournit ; c'est là la comparaison puérile du laudator temporis acti d'Horace. »

« En même temps, le caractère se modifie, il devient soit apathique, placide, doux, trop doux, cette douceur dérivant de l'indifférence, soit excitable, acariâtre, irritable. Les habitudes inculquées par l'éducation s'émoussent, puis s'envolent ; les usages de la société sont méconnus ; les gens jusque-là bien élevés perdent lebon ton qu'ils avaient acquis, la politessse,

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la bienséance la plus élémentaire à laquelle ils avaient été formés. Les convenances les plus simples, base de l'existence en société, sont peu à peu oubliées. La progression de la déchéance s'accuse par la parfaite inaptitude à une travail sérieux et soutenu. Les notions que le cerveau avait enregistrées et conservées s'affaiblissent. Les idées, les mots, le bagage scientifique et professionnel s'effacent tout à fait; tout ce que le dément avait appris, les langues étrangères, par exemple, il ne le retrouve plus. Il ne conserve guère que ce qu'il avait emmagasiné durant Je premier âge. Il devient donc réellement comme un enfant, oublieux, incapable de se conduire et de se diriger, crédule, mobile, dénué de volonté. Ses sentiments baissent au même niveau. »

« ... Le vieillard, dit Max Nord au, est physiquement, aux yeux de Tobservateur impartial, une désagréable image de la décrépitude ; moralement, un égoïste aveugle et impitoyable n'ayant pas même la faculté de s'occuper encore d'autre chose que de luimême ; et, intellectuellement, un penseur affaibli et borné dont le fond est constitué par de vieilles erreurs et de vieux préjugés, et qui reste fermé à de nouvelles idées. » Ç Paradoxes psychologiques, p. io8.)

Longtemps avant de parvenir au degré suprême, Tafiaiblissement intellectuel se traduit par de l'irritabilité de caractère, signe évident d'une faiblesse morale, par la difficulté de plus en plus manifeste de tout travail intellectuel ; enfin par la fatigue qui survient promptement et paralyse l'action des facultés mentales.

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« Nous avons connu, dit Ball, des hommes éminents, vieillards pleins de finesse et d^esprit, mais qui ne pouvaient supporter une conversation prolongée sans baisser visiblement et donner des marques de faiblesse. Une heure de travail suffisait pour épuiser les forces agissantes de leur intelligence. »

En effet, il est un point commun entre Tenfant et le vieillard : c'est la facilité avec laquelle l'un et l'autre se fatiguent. Mais, tandis que l'enfant après quelques heures d'un sommeil réparateur récupère l'intégrité de son tonus nerveux, le vieillard, lui, dort peu et mal ; au réveil, la fatigue persiste dans son organisme dont la vitalité est amoindrie, et les échanges nutritifs ralentis. On peut voir dans ce sommeil imparfait une faculté qui s'amoindrit et une fonction qui tend à disparaître.

De quelle façon et dans quel ordre se produisent cette série de déchéances physiques et psychiques, dont l'ensemble aboutit à la démence sénile ?

Tantôt l'affaissement intellectuel suit une marche insensiblement régulière et lente ; tantôt, la dégradation progressive de Fintelligence suit une série de cascades ; ce sont des chutes brusques et successives survenant après des crises dont chacune semble épuiser de plus en plus les réserves intellectuelles.

Lorsque la marche des accidents est lente, est-il possible d'assigner un ordre à leurs apparitions successives et en quelque sorte régulières ?

Comme nous l'avons fait entrevoir, les troubles physiques, en particulier le ralentissement des échanges nutritifs, sont les premiers en date. Nous empruntons à ce propos un passage de M. Tourdes,

au Dictionnaire encyclopédique : « Le mouvement de décomposition augmente pendant la dernière période de la vie, la vieillesse. Alors, le plus souvent Tembonpoint disparaît pour faire place à une maigreur quelquefois squelettique, les tissus artériels et fibreux s'encroûtent, la circulation veineuse se fait avec diflSculté, la calorification s'abaisse, une sorte d'atrophie s'empare des deux systèmes ; la peau se plissé sur les organes rétrécis, se sèche, se couvre de rides ; l'énergie musculaire s'affaiblit chaque jour, la démarche devient chancelante, la taille se courbe; enfin l'intelligence subit, en général, une extinction graduelle, et il survient une décrépitude physique et morale qui se termine par la mort. »

C'est que l'état mental résulte d'associations dynamiques entre les éléments nerveux et de modifications particulières de ces éléments, tout au moins des cellules. Or, tous les tissus vivants sont en état de rénovation moléculaire continue ; le tissu nerveux plus qu'aucun autre, et, dans le tissu nerveux, la substance grise plus que la substance blanche, comme le prouve l'excessive abondance des vaisseaux sanguins qui la baignent. Pour que ces éléments fonctionnent normalement, il faut que l'apport des nouveaux matériaux, que l'arrangement des nouvelles molécules reproduise exactement le type de celles qui sont remplacées. Les facultés intellectuelles dépendent donc directement de l'état de nutrition des centres nerveux. La mémoire, en particulier, parait subir le contre-coup immédiat des troubles de nutrition dus k la sénilité.

Analysons en quelques mots cette faculté si impor-

tante à notre point de vue ; étudions-en les éléments constitutifs, le fonctionnement physiologique ; voyons oonune di)e Valtère sous l^influence de la sénilité. Ce que nous en dirons s^appliquera mxx autres facultés. Voyons comment une impression ordinaire passe à rétat de souvenir; nous verrons ensuite de quelle façon la sénilité entrave puis anéantit cette transformation.

Lorsqu'une impression suffisamment intense et répétée frappe nos sens, il se produit une modification particulière des tubes nerveux correspondants. Cette modification transmise aux cellules grises centrales s'y imprime en quelque sorte ; l'élément nerveux qui la reçoit l'emmagasine et devient susceptible de réagir d'une certaine façon, soit sur les cellules voisines, soit sur les tubes centrifuges de la motilité.

Toute impression laisse une certaine trace ineffaçable, c'est-à-dire que les molécules, une fois arrangées autrement et forcées de vibrer d'une autre façon, ne se remettent plus exactement dans l'état primitif.

En fait, pour qu'un souvenir soit constitué, il faut le double phénomène que nous venons de signaler, à savoir : i** La modification particulière imprimée à l'élément nerveux, retentissant sur les groupes d'éléments voisins, pour qu'une association, une connexion particulière soit établie entre un certain nombre de ce» éléments ; 2° La détente motrice correspondante à laquelle correspond aussi une mémoire particulière (Rïbot).

« Il est évident, dit Maudsley, qu'il y a dans les centres nerveux des résidus provenant des réactions motrices. Les mouvements déterminés ou effectués

par un centre nerveux particulier laissent, comme les idées, leurs résidus respectifs, qui, répétés plusieurs fois, s'organisent, s'incarnent. Quand je dis une trace, un vestige, ou un résidu, tout ce que je veux dire, c'est qu'il reste dans l'élément organisme un certain effet, un quelque chose qu'il retient et qui le prédispose à fonctionner de nouveau de la même manière. »

C'est cette faculté de retenir que perd la cellule cérébrale et nerveuse sénile par suite d'altérations qui forment le substratum de la sénilité et dont l'accentuation et l'extension caractérisent la démence sénile plus ou moins marquée, selon cette extension et cette accentuation même du processus régressif.

Cabanis, que nous avons déjà cité à propos de la démence, a développé souvent cette idée générale que la pathologie n'est que l'accentuation de certains phénomènes qui à un degré moindre sont physiologiques.

Il en est de même ici : l'altération démentielle à ce point de vue n'est que l'accentuation du phénomène physiologique de l'altération sénile des tissus.

Nous touchons ici aux frontières qui séparent la sénilité de la démence, et il est temps d'aborder l'étude des altérations cellulaires générales qui s'établissent dans l'organisme usé du vieillard.

« Vous connaissez tous, dit Charcot, l'aspect extérieur du vieillard; celte peau sèche et ridée, ces cheveux rares et grisonnants, cette bouche privée de dents, ce corps voûté et ramassé sur lui-même; tous ces changements correspondent à une atrophie générale de l'individu... L'émaciation dont il s'agit

est la conséquence d'un processus atrophique qui porte son action non seulement sur les muscles de la vie de relation et sur les diverses parties du squelette, mais encore sur la plupart des organes splanchniques.

En quoi consiste ce travail d'atrophie qui porte ainsi son action sur l'ensemble des organes et des tissus ? C'est d'abord, à un premier degré, un processus d'atrophie simple : les éléments cellulaires du parenchyme diminuent progressivement de volume, mais sans présenter dans leur structure aucune modification essentielle ; cependant la trame conjonctive participe au même degré à ce travail de destruction lente, on la voit même prédominer dans les viscères sur les éléments spécifiques... A un degré plus avancé, Fatrophie s'accompagne d'un travail de dégénération, c'est-à-dire que les éléments subissent des modifications dans leurs caractères chimiques, et deviennent le siège d'infiltrations pigmentaires ou graisseuses et d'incrustations calcaires. »

Nous avons tenu àr reproduire en entier ce passage du maître, parce qu'il résume d'une façon lumineuse toutes les altérations organiques qui sont la conséquence de la vieillesse, dont la démence n'est qu'une modalité inhérente aux altérations particulières des centres nerveux.

Les démences tiennent à des altérations analogues, tant générales que spéciales au système nerveux, aussi donnerons-nous une analyse succincte mais complète de ces altérations considérées dans chaque appareil afin d'en dégager les caractères généraux comme en quelque sorte la physiologie pathologique générale.

Que raffaiblissement sénile soit fatal ou qu'il puisse en certains cas exceptionnels épargner des cerveaux particulièrement puissants, comme l'histoire en montre, il n'est pas moins vrai qu'on ne saurait confondre la mentalité des séniles avec l'inconscience et la déchéance psychique du dément. Il y a donc dans la démence quelque chose de plus que ce que nous avons décrit jusqu'ici.

Le retentissement des troubles trophiques dus à l'âge se fait sentir sur les récepteurs sensoriels et par ordre de fréquence sur les sens spéciaux les plus délicats.

Il s'ensuit que les impressions nouvelles aussi intenses et aussi répétées que précédemment ne provoquent plus une réaction proportionnée, mais seulement des sensations fugaces et incomplètes.

La mémoire est tout d'abord touchée dans son mode d'acquisition ; ses modalités de conservation et de reproduction restant indemnes. Aussi les souvenirs des faits récents, suivant l'expression de Kussmaul, sontils moins adhérents ; les impressions nouvelles glissant sur le cerveau sans y pénétrer (Ball).

Aux lésions périphériques s'ajoutent des lésions centrales qui portent à la fois sur les cellules nerveuses et sur le système des tubes sous-corticaux qui en émanent.

Ces derniers ont été bien étudiés en Allemagne par Weigert et Tuczek. « A toutes les couches de substance grise du cerveau sont annexées des fibres nerveuses à myéline, de direction variée. Ces fibres nerveuses intra-corticales disparaissent plus ou moins complètement dans la sénihté^ « Les régions anté

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