I. Maladies par ralentissement de nutrition, 2^ édît., i
36o LA DEMENCfi
par une dénutrition progressive, peut être considérée comme le commencement de la mort.
Mais comment se fait-il que ce soit précisément au moment où le corps de l'homme est arrivé à son point de perfection, qu'il commence à déchoir ?
La décroissance en poids de la matière vivante à partir d'un certain âge devrait être rattachée à la diminution d'énergie de certains ferments catalyseurs des organismes suivant Henry et Bastien.
Les causes de la décroissance du corps humain sont, d'après Beaunis *, au nombre de quatre principales :
I** Chaque organisme en venant au monde apporterait un capital vital difiFérent (Herbert Spencer) ; en outre les éléments primordiaux de l'organisme n'auraient qu'une puissance formatrice limitée, ne pourraient fournir qu'un nombre de générations successives, de sorte qu'il devrait arriver forcément • un instant, où ces générations étant épuisées, l'organisme s'arrêterait dans son évolution progressive ;
2"* Les membranes vivantes s'incrustent à la longue de substances minérales, ce qui les rend moins perméables aux échanges qui se passent entre le sang et les tissus, d'où diminution de l'assimilation et de la désassimilation, mais surtout de la première ;
3° Le défaut de rapport entre l'usure de l'organisme et sa réparation, la masse de l'organisme croissant comme le cube ; tandis que la réparation ne croit que comme le carré ;
4® L'augmentation de l'usure des tissus à mesure que le corps s'accroît.