‹ La démenceChapitre 69 sur 92 · I. Traité de physiologie, t. I, p · texte numérisé non relu

I. Traité de physiologie, t. I, p

bEMENCES SÉNILÉS 56 1

Il y a là certainement des conditions qui favorisent le développement de l'involution sénile ; les autres sont de pures hypothèses.

En réalité, l'involution sénile, comme la mort, est la conséquence de la vie. Contentons-nous de constater ses caractères principaux, qui permettent de la considérer comme un affaiblissement général et progressif de la nutrition des éléments organiques sous l'influence de l'âge. Nous pouvons dire avec ' Bichat * :

« Voyez l'homme qui s'éteint à la fin d'une longue vieillesse, il meurt en détail ; ses fonctions extérieures finissent les unes après les autres. »

D'après les recherches très consciencieuses réunies par un médecin suédois, Edgren, dans sa Monographie de l'artériosclérose, un cinquième de tous les cas de cette maladie serait dû à la syphilis. Dans un nombre de cas encore plus considérable (26 pour 100), il a pu reconnaître comme cause l'alcoolisme chronique. Ces deux facteurs réunis occasionnent donc presque la moitié (45 pour 100) des cas d'artériosclérose. Le virus syphilitique et l'alcool agissent comme des poisons amenant d'abord la dégénérescence et l'induration de la paroi des artères et ensuite l'affaiblissement des éléments nobles de l'organisme. Les phagocytes, cellules de nature inférieure, sont moins sensibles à ces poisons, ce qui explique leur victoire sur les éléments empoisonnés.

Ce sont bien là, sans doute, des causes ordinaires de dégénérescence sénile, mais il faut qu'il y en ait

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