I. Recherches sur la vie et la mort
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quelque autre, plus générale, pour expliquer l'universalité du processus de la sénescence. M. Metchni- KOFF croit ravoir trouvée. Ce serait la puUulation des microbes dans le tube digestif de l'homme et particulièrement dans le gros intestin. Le nombre de ces micro-organismes est immense. Strassburger ^ en a donné une supputation approximative ; elle s'exprime par un chiffre suivi de i5 zéros. Cette flore microbienne composée de « bacilles » et de a cocci » produit des poisons lents, qui, résorbés sur place, passent dans le sang, en provoque l'irritation continuelle d'où résultent l'artériosclérose et la sclérose universelle de la vieillesse.
Si donc, au lieu de jouir d'une vieillesse saine et normale, dans laquelle les facultés de l'âge mûr seraient conservées, nous traînons une vie diminuée, une vieillesse qui est une sorte de maladie chronique, nous le devons, d'après M. Metchnikoff, au parasitisme et à la symbiose de notre flore microbienne intestinale.
Metchnikoff, en utilisant les travaux publiés par différents observateurs ^ au sujet de la dégénérescence sénile, a formulé sa façon de penser de la manière
I. L'intestin de rhomme nourrit une quantité immense de bactéries qui, d'après les dernières recherches de Strassburger, 8*élève à laSoooooooooooo par jour. Ces microbes, peu nombreux dans les parties du tube intestinal qui digèrent les aliments, sont en grande quantité dans le gros intestin, c'est-àdire dans la partie inférieure qui sert à emmaginer les déchets de la nourriture (^Zeitschr. f. kl. Med., 1902, XLVI, 434)-
a. Die Artériosclérose. Ij^Hi^zi^, i^^'^ Qi Année biologique Yves Delage, t. III, 1899, p. a49'
suivante : Dans l'atrophie des vieillards on rencontre toujours « le même tableau : atrophie des éléments nobles et spécifiques des tissus et leur remplacement par le tissu conjonctif hypertrophié m , Dans le cerveau, ce sont les cellules nerveuses, c'est-à-dire celles iqui servent aux fonctions les plus élevées : intellectuelles, sensitives, commandant les mouvements, etc., qui disparaissent, pour céder place à des éléments inférieurs, connus sous le nom de névroglie, sorte de tissu conjonctif des centres nerveux. Dans le foie, ce sont les cellules hépatiques, celles qui remplissent un rôle important dans la nutrition de l'organisme, qui s'effacent devant le tissu conjonctif. Dans les reins, c'est encore ce même tissu qui envahit l'organe et étouffe les tubes indispensables pour nous débarrasser d'une quantité de substances solubles. Dans les ovaires, les ovules, éléments spécifiques qui servent à la propagation de Tespèce, sont de même façon éliminés et remplacés par des cellules de la couche granuleuse, sorte de tissu du groupe conjonctif.
En d'autres termes, la vieillesse se caractérise par une lutte entre les éléments nobles et les éléments simples ou primitifs de l'organisme, lutte qui se termine à l'avantage des derniers.
Tous ces tissus ne périssent pas au même moment ; la mort se propage d'un premier élément, atteint à tous les autres par une série de ressauts dus à l'agencement solidaire de l'organisme.
C'est à faire ressortir cette altération systématique des diverses fonctions que nous nous attacherons donc.
Les altérations de l'appareil circulatoire peuvent
alteiadre les différentes parties, cœur, artères, veines ou capillaires. Au cœur, le péricarde est souvent le siège de taches laiteuses coïncidant ou non avec Tathérome des coronaires.
Au point de vue histologique, c'est un tissu conjonctif lamellaire mêlé de fibres élastiques et de granulations graisseuses; elles peuvent s'accompagner d'infiltrations calcaires, mais ce n'est plus alors une altération sous la simple dépendance de la sénilité*.
Le muscle cardiaque est souvent hypertrophié chez le sénile, son poids est généralement supérieur à celui de l'adulte :