‹ La Démence SénileChapitre 17 sur 37 · SAR · texte numérisé non relu

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serve plus du froid. Il meurt dans la décrépitude, succombant à une diarrhée chronique ou à lasuppuration prolongée des eschares, ou enlevé soit par une hémorrhagie ‘ou un ramollissement cérébral, soit par une pneumonie insidieuse.

Nous donnons ici une courte observation de démence sénile, mais on en trouvera une autre page 67, qui peut servir de type.

Me D. (1), ex-cuisinière, née à Laneuveville-aux-Bayons, ne sait plus son âge, elle a 80 ou 95 ans, ne se rappelle pius l’année de son mariage; elle a oublié les noms de ses enfants, mais sait encore que son mari a été tué par accident et qu’elle a dansé avec le duc de Nemours ou d'Orléans.

Elle ne peut plus écrire, le tremblement de ses mains l’en empêche.

Examen somatique. — Pas d’inégalité des pupilles qui réagissent bien à la lumière et à l’accommodation. Sensibilité conservée. Les réflexes du genou ont disparu. — Les forces musculaires sont diminuées.

Cœur. Artères dures et sinueuses. — P. 84, irrégulier, égal.

Respiration emphysémateuse.

Digestion normale.

Appareil urinaire : ni sucre, ni albumine dans les urines.

A l’état primitif de démence vient souvent se surajouter des conceptions délirantes qui peuvent apparaître soit au début, comme nous l'avons vu, soit pendant le cours de la maladie. Mais entre la démence imple, c'est-à-dire sans délire, et la démence délirante, on trouve des états intermédiaires constituant une sorte de gradation. Ce sont ces états que nous

(1) Elle n’a pu nous donner ses antécédents héréditaires et personnels.

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