‹ La Démence SénileChapitre 33 sur 37 · PARA AA · texte numérisé non relu

PARA AA

Ligne de démence oute surélévétion dela ligne noire marque le delire.

Phénomènes toxiques observés chez l'animal?

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dont toute élévation marque le délire. On y voit : 1° Que toute diminution notable de la toxicité urinaire est suivie de troubles mentaux ; 2 qu'à ces troubles correspond une augmentation de la toxicité ; et 3° que cette dernière, dans une période de calme, reste au niveau de ce qu'elle est pendant l'agitation.

DISCUSSION.— Parmi les objections qu'on peut adresser aux résultats de nos expériences, nous n’en voyons que deux pour le moment qui méritent l'attention : on dira que cette coïncidence entre l’état des urines et le délire n’est qu’une coïncidence heureuse, que, si des injections avaient élé faites les jours où nous n'avons pu les faire, nous aurions peut-être trouvé un abaissement notable du coefficient urotoxique non suivi de troubles mentaux. C’est peut-être vrai, mais on voit dans le schéma que seules les injections du commencement d'octobre et de la fin de décembre sont très espacées, que la présence des sels de soude dans l’organisme à la fin d'octobre nous obligeait à rejeter les urines, que le reproche ne peut s'adresser aux expériences faites en novembre, D’autres diront, en partie à juste titre, que la variation de l'état des urines est dûe à l'alimentation ; nous pourrions les prendre au piège en répondant qu'alors d'après eux, les troubles mentaux coincident avec les variations de l’alimentation, cette dernière étant une source de l’auto-intoxication, mais nous nous contenterons de dire que le régime alimentaire, enregistré quotidiennement par nous, est toujours le mème à l’hospice Saint- Julien, en particulier pour la démente C..., qui prend tous les matins son café au lait, à midi une soupe

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grasse, un peu de viande et des légumes avec un verre de vin, et tous les soirs une soupe maigre à la semoule; elle n’a jamais fait d'excès alcooliques, puisque, depuis son entrée à Saint-Julien, elle n'est jamais sortie de l'hospice. On ne peut donc faire intervenir l'alimentation.

En un mot, si ce rapprochement de l’état des urines et des troubles mentaux n’est qu'une coïncidence, cette dernière est bien singulière et sa singularité nous autorise à prononcer le mot de corrélation. Cette corrélation ressort encore de la comparaison des phénoménes toxiques observés chez l'animal pendant l'injection ; la veille du délire ou pendant les deux ou trois jours qui le précèdent, le lapin supporte l'injection sans bouger ; sa dyspnée est lentement progressive, sa pupille devient rarement punctiforme et le lapin meurt avec ou sans opisthotonos: mais dès le premier jour de l'agitation, et pendant tout le temps qu'elle dure, le lendemain ou le surlendemain encore, le lapin est inquiet, il a des soubresauts, la dyspnée s'établit rapidement, la pupille devient punctiforme après l'injection des cinquante ou cent premiers ceniimètres cubes d'urine, et le lapin meurt au milieu de convulsions. Ces derniers phénomènes ont été observés encore dans la période de calme du 7 au 24 décembre. On peut voir les variations de ces phénomènes dans la colonne VIII du tableau, et dans le schéma où ils sont représentés, au-dessous de la liene de démence, par des traits noirs (4, d etc) de grosseurs différentes suivant la gravité des phénomènes observés, le trait & correspondant aux plus graves, et le trait aux plus légers. Les expériences que nous avons faites

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avec les urines d'autres déments séniles viennent confirmer nos premiers résultats.

EXPÉRIENCE XXV. — Veuve M... (observation p. 53), pèse 38 kilogr.

Urine du 16 au 17 décembre, quantité totale des 24 heures 800 cc., acides, densité 1,017.

500 cc. de ces urines tuent en 45 minutes un lapin de 2,290 gr. Vitesse de l'injection 11 cc. par minute.

La toxicité moyenne est de 2. c’est-à-dire de 218°

et le coefficient urotoxique de :,°°”,, ou de 0,096. Pendant l'injection, l'animal reste tranquille, sa pupille se contracte lentement, la dyspnée est modérée ; à l’agonie se montrent des convulsions épileptiformes.

La démente est alors calme, elle l'est encore le lendemain 18 décembre, mais dans la nuit du 18 au 19

apparait le délire (décrit p. 55).

EXPÉRIENCE XX VT. — Le 21, pendant ce délire, on obtient 600 cc. d'urine, acide, de densité 1,018, mais on ne peut certifier que toutes les urines ont été recueillies. Le lapin pesant 2,285 gr. est tué en 24 minutes par l'injection de 297 cc. d'urine — vitesse de l’injection —12; Ta toxicité moyenne estégale à — 129;

Le coefficient urotoxique est de 5% ou de 0,122 ; il est donc plus élevé que celui de la veille du délire, mais les phénomènes toxiques sont les mêmes.

EXPÉRIENCE XX VII. — Le 24 décembre, on n'a pu recueillir que 300 ce. d'urine, acide, de densité 1,022. 168 cc. de cette urine tuent un lapin de 1,900 gr. en 15 minutes, vitesse de l'injection — 11. Le coefficient

urotoxique est de ou 88. Les phénomènes toxiques

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observés chez le lapin sont plus graves, l’animal présente des soubresauts dès le début de l'injection.

Les toxicités moyennes, 218, 129 et 88 des trois expériences, le coefficient urotoxique 0,096 de la première se rapprochent de ceux que nous avons vus chez la démente C..., avant, pendant et après le délire, et confirment nos trois conclusions à son sujet, nous pouvons même en déduire une quatrième: chez la démente M .., la toxicité urinaire est très faible avant le délire, tend à se relever pendant ce dernier pour atteindre son maximum vers la fin de l'agitation.

Nous opposerons à ces résultats, ceux que donnent les injections d'urine : 1° d’un dément sénile (1) qui n'a jamais présenté de délire, et 2° de vieillards d'intelligence normale.

EXPÉRIENCE XX VIII. — B..., dément sénile, pèse 63 kilogr., urines des 24 heures 1700 cc. elles sont acides etont 1,014 de densité. 354 cc. d'urine tuent en 35 minutes un lapin de 2,255 gr., — vitesse de l'injection =\0!

Toxicité moyenne = 2% — 156, coefficient urotoxique 0,172.

MM. Banal (2) et Mossé (3) ont recherché les coefficients urotoxiques des vieillards « normaux »; ces

(1) Nous avons recherché le coefficient urotoxique d’un deuxième dément dont nous parlerons plus loin; nous ne pouvons en tenir compte ici parce que l'élévation considérable du coeflicient et la réaction alcaline des urines nous laisse supposer que ces dernières avaient été recueillies dans des vases malpropres, le coelficient était de 0,588.

(2) Banal, Recherches biologiques sur l’excrétion urinaire aux différents âges de lavie; Etude sur la toxicité urinaire, (Thèse Montpellier, 1890).

(3) Mossé, Loc, cit.

coefficients, d'après Banal, oscillent entre 0,592 et 0,357, mais ne peuvent être comparés à ceux que nous avons obtenus chez les déments séniles parce que le procédé opératoire employé diffère du nôtre. M. Stroup (1), dont nous nous sommes servi du manuel opératoire, a recherché le coefficient de huit vieillards normaux ; ses expériences ont été faites à Saint- Julien, ses sujets habitaient l’hospice, et ont donc vécu dans les mêmes conditions d'hygiène alimentaire et corporelle ; ses résultats étant comparables aux nôtres, nous n'avions nul besoin de répéter ces expériences. Tous ces vieillards ont un âge variant de 61 à 81 ans, six sur les huit ont les coefficients suivants 0,272 — 0,123 — 0,205 — 0,136 — 0,211 — 0,128; ces chifres sont même trop faibles parce que les sujets avaient été purgés la veille à l'huile de ricin, et Stroup prouve dans sa thèse que la toxicité urinaire est moindre après une évaeuation alvine. Des deux autres vieillards, l’un, infirmier, travaille beaucoup; son coefficient est élevé à 0,603, mais nous devrons l’éliminer parce que le travail musculaire a une grande influence (Dufour) |2]. Le huitième et dernier vieillard qui est habituellement bien portant, ne se donne pas le moindre exercice, et va à la selle tous les jours ; son coefficient est de 0,116. Nous trouvons 1, c'esta-dire 0,170 comme moyenne des sept coefficients, comme coefficient normal, légèrement affaibli, du vieillard, c'est celui de notre dément simple, vers lequel tendent les urines de nos deux déments déli-

(1) Stroup, loc. cit., pages 87, 88, 89, 102 et 103. (2) Dufour, Contribution à l'étude des auto-intoxications. (Thèse Paris, 1388).

rants pendant leur agitation et de l’un d'eux pendant la période de calme.

Il nous est facile maintenant d'expliquer la corrélation de la toxicité urinaire et des troubles mentaux en nous servant des idées admises sur l’auto-intoxication. Le coefficient urotoxique normal du vieillard et du dément simple étant de 0,170, sa diminution est le symptôme de la rétention des poisons normaux ou anormaux de l'organisme ; nous renvoyons pour leur étude aux ouvrages qui ont été publiés à leur sujet dans ces dernières années, en particulier au livre de M. Bouchard (1). Quelle que soit la cause de cette rétention, qu'elle soit due à une lésion des reins ou à une action morbide des centres nerveux affaiblis sur ces organes, elle amène une intoxication générale qui se manifeste par des troubles dans les fonctions de l'organe le plus faible et par conséquent le moins résistant. Chez le dément, cet organe est le cerveau dont l'intoxication même légère amène facilement le délire parce que les cellules cérébrales qui subsistent encore sont en train de dégénérer et résistent difficilement à ces traumatismes qui, chez le vieillard dont le cerveau est bien constitué, n'auraient aucune suite. L'atrophie des cellules de l'écorce cérébrale, la disparition des fibres à. myéline expliquent le manque d’enchainement des idées chez le dément sans délire ; il en résulte nécessairement que ce défaut d'enchainement des idées apparait plus net et plus clairement encore quand le cerveau est excité d’une façon quelconque, par des toxines, par exemple: le dément devient maniaque puisqu'il est par la nature même de sa maladie pré-

(1) Bouchard, Leçons sur l’auto-intoxication. Paris, 1887.

ou

disposé à ce délire et c'est là la raison de la fréquence de ce dernier.

Plus la rétention des substances toxiques est rapide, plus le délire se montre tôt; c'est ce qui a lieu, par exemple, dans la constipation ; les matières retenues dans le tube digestif produisent une quantité considérable de toxines qui passent dans le sang et dont l'élimination est trop lente dans les cas de lésions rénales. L’auto-intoxication nous explique encore l'apparition du délire à des époques régulières chez certains déments séniles. Depuis sa seconde entrée à Saint-Julien, Veuve C... est agitée une fois par mois, mais à partir d'août 1895, ces périodes se sont rapprochées pour devenir bi-mensuelles et se sont montrées, comme on le voit dans le schéma, le 2 et le 16 octobre, le 4et le 15 novembre, le 2 décembre ; elles ont reparu au commencement de Janvier et de février ainsi que vers le milieu de ce dernier mois. Cette apparition du délire à dates presque fixes a ses raisons dans l'accumulation lente et progressive, que suivent nettement nos expériences de novembre, de substances toxiques dans l'organisme, jusqu'à ce que la présence en trop grand nombre de ces dernières devienne incompatible avec le fonctionnement normal du cerveau ; alors éclate Le délire qui est en quelque sorte le symptôme de la réaction de l'organisme contre ces matières étrangères que la réaction a pour but d'éliminer: en effet, pendant l'agitation, le coefficient urotoxique s'élève plus ou moins rapidement vers la normale, si bien qu’on arrive par déduction à cette idée paradoxale que le délire est un symptôme favorable, car il annonce la réaction nécessaire au malade.

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Le dément, dont les organes d’émonction, Le rein surtout, fonctionnent normalement, n’est pas agité au cours des maladies infectieuses qui les frappent parce que les poisons bactériens produits par elles sont rapidement éliminés. La malade (de l'Obs. p. 44) est morte de pneumonie après être restée indifférente et calme pendant toute la durée de la maladie intercurrente ; son coefficient urotoxique, pris le 23 octobre, était très élevé, à 0,588 et nous donne peut-être la raison (1) de l'absence du délire, tant dans la pneumonie que dans le cours de la démence. Chez la démente C ..,au contraire, ce dernier apparaissait où augmentait en même temps qu'elle était atteinte de bronchite (voir le schéma).

En résumé, il résulte de nos expériences que le délire maniaque est dû à l’intoxication.

On a trouvé que la composition du sang s’altère à la suite d’agitation prolongée (2), que les leucocytes s’accroissent dans de notables proportions, quand ïil y à tendance à cette excitation (3), et que la toxicité

(4) Voir la note au bas de la page 75, où nous donnons les motifs de cette restriction. Les urines étaient alcalines, mais ne contenaient ni sucre ni albumine ; examinées au microscope, elles n'avaient ni globules blancs, ni cylindres épithéliaux.

Voici l'exposé de cette expérience :

La démente D... pesait 34 kilogr, Quantité des urines des 24 heures 800 cc., dont 85 cc. tuent en 8 minutes un lapin de 2,100 gr.

CSA #7 rh 40 cc.

Le coefficient urotoxique, — x — 0,588.

(2) Rutherford Macphaïl. Observations cliniques sur le sang des aliénés. Mental science. Janvier 1895, Analysé dans les Annales médico-psycliologiques,

(3) Burton, Le sang chez les aliénés. American Journal of insanity. Analysé dans les Archives de neurologie, 1893.

La toxicité moyenne est de

du sang est constamment diminuée et d'une facon très marquée dans la démence ordinaire (1). Il serait intéressant de savoir ce que devient cette toxicité avant les accès d’agitation; elle doit augmenter, mais ce sont là des expériences dont la répétition nécessaire quand le coefficient urotoxique est faible et élevé, amènerait l'épuisement du malade.

Par contre il est plus facile d'obtenir des analyses d'urine recueillie le lendemain du jour où on a constaté l’état de la toxicité. On sait que chez le vieillard normal le sang est riche en sels, en matières extractives, en urée, et en cholestérine; mais que l'élimination rénale est diminuée par la sclérose des vaisseaux el des glomérules, par la dégénération des tubuli contorti (Demange et Sadler, Ballet, Dupleix et Launois) (2). Les anaiyses d'urine faites par Roche (3), Macquart, Monavon (4) et Mossé (5), montrent l’affaiblissement de cette excrétion : la quantité d'urine, sa densité, l'acide phosphorique et l’urée sont diminués dans de notables proportions ; la quantité de substances organiques et minérales non comburées sont augmentées, tandis que celle des produits complètement oxydés est diminuée (Mossé), ce qui prouve un ralentissement de la nutrition.

(1) G. d’Abundo. Sur lPaction bactéricide et toxique du sang des aliénés. Rivista sperimentale di frenetria e di medicina legale, t. XNIIT, fase. 2, 1892. Analysé dans les Archives de neurologie, 18935.

(2) Cités par Brousse, De l’involution sénile. Thèse d’agrégation, Paris

(3) Roche. id, id.

(4) Monavon. Le résultat de ses analyses d'urine sont exposés dans la thèse de M, Bride, sur le Sommeil et l’insomnie des vieillards. Thèse de Lyon, 1888.

(@) Mossé. Contributions à l'étule de la dénutrition chez le vieillard. In Gazelte hebdomadaire de Montpellier. Mars 1889.

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Les mêmes constatations ont été faites avec les urines du dément. L'élimination des chlorures (1), de l’urée et des phosphates alcalins et terreux (2) décroit. On (3) a dit aussi que la proportion d'acide urique et de créatinine était accrue. Les uns, comme de Jacks (4), ont prétendu que les aliénés atteints de symptô.nes nerveux iutenses, de délire par exemple, étaient acétonuriques, d’autres, comme Kæppen (5), que l'urine des déments, surtout dans le cas de délire, renfermait de l'’albumine ou de la propeptone, et cela indépendamment de toute lésion appréciable des reins, que cette albuminurie suivait une marche parallèle à celle de l’exaltation délirante. Mais ces faits ont été réfutés par les analyses de Maccabruni (6) et de Laillier (7); d’après Maccabruni, il n’y a pas de peptones dans les urines des aliénés tranquilles, il y en a rarement chez les agités, et leur présence dans ce cas fait penser à une maladie latente ou à l’altération des échanges consécutifs à une vive agitation. Laillier n'en a pas trouvé dans les urines de trente déments séniles : existerait-elle, ajoute-t-il, que cette peptonurie ne prouverait rien puisqu'on la trouve chez des indivi-

(1) Rabon. De la composition des urines chez les aliénés. Archiv für Psychatrie und Nervenkrankheit., 1879.

(2) Mairet. Recherches sur l'élimination de l'acide phosphorique chez l'homme sain, l’aliéné, l’épileptique et l’hystérique, 1884.

(3) Johnson Smith, An inquirity into the blood and urine of the insane. In Journal of mental science. Octobre 1890.

(4) De Jakchs, Cité par Lœbhr. De l’acétonurie des aliénés. Société psychiatrique de Berlin. 15 décembre 1884. Compte rendu dans les Archives de neurologie, 1886.

(>) Kæppen. Ueber Albuminurie und Propeptonurie bei Psychosen. In Archiv f. Psychiatrie und Nervenkrankheit., XX. Heft 2, p. 309, 1889.

(6) Maccabruni, Peptonurie. In Annales médico-psychologiques, 1894.

(7) Laillier. Peptonurie chez les aliénés. In Annales médico-psychologiques,

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dus sains, atteints d'indispositions passagères (dilatation d'estomac ou digestions lentes et difficiles).

Quant à l'acétonurie, on lui a également refusé le rôle important qu'on lui attribuait ; Lœhr (1), Bæcket Slosse (2) et, enfin, Laillier (3) ont démontré l’existence d'une acétonurie physiologique, indépendante de tout état intellectuel morbide. Bæœck et Slosse ont constaté cependant l’augmentation considérable d'acétone pendant l’inanition et recommandé dans ce cas l'alimentation artificielle.

Telles sont les connaissances actuelles sur la constitution chimique des urines des déments séniles. Ajoutons encore, qu'avant de faire nos expériences sur la toxicité, nous recherchions toujours la présence de l’albumine dans les urines au moyen de la coction, de l'acide azotique et du réactif citro-picrique, mais jamais nous n'avons trouvé traces d'albumine.

Nous aurions voulu des analyses coïncidant à un jour près avec l’état du coefficient urotoxique, mais il était impossible de faire ces analyses parce que toutes les urines des vingt-quatre heures qu'on parvenait à recueillir, et on y parvenait trop peu souvent, devaient servir à nos injections.

Nous poursuivrons notre étude; mais celte fois, avec le concours éclairé de M. Parisot, et nous tenterons de remplir ces desideralx.

(4) Lœhr. Mémoire à la Société psychiatrique de Berlin. 14 décembre 1884. Compte rendu des Archives de neurologie, 1886.

(2) Bæck et Slosse. Acétonurie chez les aliénés. In Bulletin de la Société de médecine mentale de Belgique.

(3) Laillier. De l'acétonurie chez les aliénés. In Annales médico-psychologiques.

Mars 1892,

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