‹ La Démence SénileChapitre 4 sur 37 · RAS · texte numérisé non relu

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ment, maisil est presqu'impossible de les déduire d’un travail qui a porté sur tous les points d'une maladie, et qui doit être parcouru pour être jugé.

Avant d'entrer dans le cœur du sujet, qu'il nous soit permis d'adresser à M. le professeur Bernheim, notre premier maitre en clinique, toute l'expression de notre gratitude pour l'honneur qu'il nous a fait d'accepter la présidence de notre thèse.

Que MM. les professeurs Gross et Spillmann agréent la marque de notre plus vive reconnaissance pour les leçons qu'ils nous donnaient quand ñous remplissions les fonctions d’externe à leur clinique.

Que MM. les professeurs Demange, Herrgott et Schmitt, soient assurés de notre sympathie la plus respectueuse.

Nous devons adresser à MM. les professeurs Chrétien et Nicolas tous nos remerciements pour l'intérêt qu'ils nous ont témoigné alors que nous étions attaché au laboratoire d'anatomie.

Nous tenons à profiter de la publicité d’une thèse inaugurale pour témoigner ici toute notre reconnaissance à M. le professeur agrégé Parisot, dont Les leçons sur les maladies mentales nous ont été si utiles. Qu'il nous permette de le remercier publiquement d’avoir inspiré cette thèse et de nous avoir aidé de ses conseils éclairés. Il est de ceux de nos maîtres dont le souvenir est inoubliable pour les marques de sympathie qu’ils n'ont cessé de nous donner.

Nous ne voudrions pas terminer sans témoigner les bons sentiments que nous avons à l'égard de MM. les professeurs agrégés Remy, Vautrin, Haushalter et

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Février, pour leur bel enseignement clinique. Merci encore à M. le docteur Etienne, à qui nous sommes redevable de ses leçons instructives faites le soir, près du lit du malade, au service de M. le professeur Spillmann.

Il nous reste encore un devoir à accomplir, c’est de remercier sœur Ephrem, attachée à l’infirmerie de l'hospice Saint-Julien, pour les services qu'elle nous a rendus, pour le dévouement qu'elle nous a apporté en surveillant nos malades.

CHADETRERIE

Définition.

Démence, du latin dementia (demens fou, de de, hors de et #ens esprit), signifie folie au sens étymologique du mot. Pour les légistes, celte acception est plus restreinte. Aux termes de l’article 489 du code civil, les causes de l'interdiction sont au nombre de trois : l’imbécillité, la démence et la fureur. En médecine, la restriction est plus grande encore. C'est une affection caractérisée par la déchéance progressive des facultés psychiques ; cette déchéance est incurable. Elle est, dit M. Ball (1), « l'étape terminale qui dans la majorité des cas vient clore l'évolution des maladies mentales. » Elle apparait ‘aussi avec les progrès de l’âge et porte le nom de démence sénile. C'est cette variété qui fait Le sujet de notre thèse.

(1) Ball. Leçons sur les maladies mentales.

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