‹ La Démence SénileChapitre 7 sur 37 · ARTS AA · texte numérisé non relu

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DEUXIÈME PÉRIODE. — De Pinel à nos jours. — Pinel subit encore l'influence des théories anciennes. Sa circonspection à l'égard des découvertes récentes sur la physiologie cérébrale le confine d’une manière heureuse à la symplomatologie des maladies mentales.

La démence, dit-il, marquée par l’incohérence des idées et la débilité des fonctions cérébrales, est souvent l’effet d’un âge avancé (1). Elle a lieu, d’après sa statistique, entre 60 et 90 ans, amenée par la caducité, par les chagrins profonds, quelquefois par l’abus des liqueurs alcoolisées (2), souvent accélérée par l'épuisement des plaisirs (3). Elle présente bien moins d’effervescences que les autres démences. Elle est incurable et Pinel, le premier en France, regrette de la voir placée dans les hospices d’aliénés (4). S'il ignore la démence du ramollissement et celle de la paralysie générale, les travaux à ces sujets lui étant postérieurs, il distingue celle de l’apoplexie (5), comme l’a fait observer M. Ritti(6). Le seul reproche qu’on puisse lui adresser, c'est d'avoir négligé les troubles physiques (7).

En résumé, la démence sénile, comme toutes les autres maladies mentales, a pris avec Pinel son cadre scientifique que rempliront les aliénistes à venir.

(4) Pinel, Aliénation mentale, 1809, 2 édition, p. 409.

Onidr id. — p. 415.

(3) id. Nosographie philosophique, art. Névroses, chapitre Démence,

(4) id, Aliénation mentale, p. 426.

(D) nid: id. p. 90.

(6) Ritti, Rapport sur les maladies mentales des vieillards. Congrès des médecins aliénistes, session de Bordeaux, 1895.

(7) Rouillard, Maladies mentales des vieillards. Gazette des hôpitaux, 18389.

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