Lagahdelle, /. c. p
Mais la doctrine, pourtant, se développe bien dans ce sens; et c'est avec un parti pris très évident de prudence réelle dans la violence théorique que G. Sorel considère la grève générale, telle qu'il la réclame et la proclame, comme un « mythe ».
Acceptons son expression, mais dans un sens un peu différent et plus conforme aux habitudes du langage. Le « mythe », selon la pensée de M. G. Sorel, c'est le symbole fabuleux et enivrant qui soulève les âmes et cause l'enthousiasme : c'est, en somme, une catégorie de l'idéal. Mais, dans le langage courant, le « mythe » c'est le fantôme, Tillusion, la chimère. Oui, la grève générale est un « mythe ».
Tous les essais de grève générale-révolution ont échoué! En Nouvelle-Zélande, les partis socialistes ont renoncé à cette tactique après l'avoir mise à l'épreuve et n'avoir abouti qu'à des résultats lamentables. En Belgique, la grève .générale n'avait pas un objectif social ; elle visait l'établissement du suffrage universel; elle était vue avec sympathie par une grande partie de la nation qui n'avait aucune idée révolutionnaire. En Italie, en Hongrie, en Suède, elle a échoué. Aussi les doctrinaires désavouent ces tentatives en les qualifiant de « grèves générales politiques ». Il y a « grève générale » et « grève générale ». On se perd dans les distingun df» ces