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blable évolution; par en bas. les prolétaires, les ouvriers, les confédérations, les Bourses de travail, les syndicats révolutionnaires sont en rupture déclarée avec les états-majors qui continuent la parade sans se demander s'il reste des troupes derrière eux.
Le parti socialiste parlementaire ne réalisera probablement jamais ce qui fut le principal article de son programme, s'emparer du pouvoir. Ses membres se glisseront un à un dans les ministères bourgeois ; ils en deviendront peut-être les chefs et y saisiront même la majorité : mais combien transformés! A peine assis sur le fauteuil curulaire, ils deviennent les plus énergiques défenseurs de la société qu'ils attaquaient la veille. Le camarade Hervé sait ce qu'il en coûte de vivre sous le règne de M. Briand. Ils prêchent la patience, l'endurance, la longanimité, font voter, s'ils peuvent, quelques bonnes lois en combinant les intérêts concurrents; mais ils s'appuient sur l'armée, sur la police, vivent au mieux avec M. Lépine, vont à la messe et reçoivent, en grande pompe, les souverains.
Le socialisme parlementaire produira, peut-être, pendant quelque temps encore, de la graine de ministres et d" « attachés de cabinet » . Et encore ! Les autres partis le réduiront, bientôt, à la portion congrue, en proportion de son influence réelle dans le Parlement et dans la nation.