INTRODUCTION III
paraîtraient médiocres aux historiens bourgeois ' ».
« Incidents médiocres », voilà une parole consolante pour les trembleurs. Ils seraient rassurés tout à fait, s'ils suivaient, dans le détail, les évolutions individuelles qui marquent l'accession du parti aux réalisations immédiates et profitables : « Le jour où il fut certain, qu'en France, l'appui d'un député socialiste était utile, le parti blanquiste ne méprisa pas les moyens d'influence qu'il pouvait tirer de ses relations avec le gouvernement... Un journal assure que les milieux socialistes fournissent beaucoup d'attachés aux cabinets des minisires... » C'est à M. G. Sorel, lui-même, que nous devons ces révélations et il les agrémente de ce commentaire plein de mansuétude : « Il ne s'agit pas, ici, d'une critique adressée aux personnes, mais de la constatation d'une nécessité inéluctable, dérivant du régime parlementaire^ ».
Voilà donc messieurs les attachés de cabinet promus, à leur tour, à l'état de « nécessité inéluctable ».
Les perspectives de demain sont-elles aussi sombres qu'on nous les annonce? Devons-nous fermer lus persiennes, baisser les devantures,