rj. SoRRL. La Décomposition du Marxisme, p
en attendant le « coup de tampon »? Assistonsnous à la « faillite de la Démocratie »?
Cette question est posée, maintenant, devant le pays lui-même. Il y fera la réponse que sa bonne foi et son bon sens lui inspireront : mais, il n'est pas bien difficile de deviner dans quel sens il se prononcera. Les faits qui se sont accomplis depuis trois années indiquent le mouvement de l'opinion. Nous n'avions pas besoin de la parole de l'homme d'État qui préside aux élections pour savoir qu'elle s'oriente du côté de « l'apaisement ».
De la marche des événements et de la logique des choses, deux constatations résultent : l'attaque est moins énergique, la défense est mieux organisée et plus souple. Cachexie du socialisme révolutionnaire, rajeunissement de la Démocratie par l'organisation nationale du travail et de l'épargne, ces faits considérables constituent, comme j'espère le démontrer, les raisons d'espérer.
Les deux pentes, celles du fléchissement et celles du relèvement, se sont rencontrées, par en bas, aux environs des années 1907-1909. Ce fut le moment critique : les troubles du Midi, les grèves de Courrières et de Draveil, enfin la tentative de grève générale, préparée comme suite à la grève des facteurs, ont mis à l'épreuve nos institutions et notre corps politique, lis ont