INTRODUCTION IV
torum erga magistratus », disait le pamphlet contemporain de Charles IX. L'expérience et le bon sens finissent toujours par la tracer exactement.
Le syndicat légal ne donna pas satisfaction aux réclamations des violents et des idéologues. Ils affectèrent de voir, dans les lois Waldeck, une habile machination pour surveiller les libertés ouvrières en paraissant les seconder.
« Cet homme d'État connaissait trop les hommes et les choses pour se mettre en travers de l'évolution sociale. Il tenta, sur une grande échelle, un plan de politique sociale animé de cette conception : mettre en articles de lois le droit de la pensée, d'organisation, de coalition, en le subordonnant à des formalités compliquées, ayant pour résultat d'en paralyser l'exercice ^. »
De cette résistance et de la permanence sourde de l'esprit de classe, naquit le syndicalisme. Par un véritable abus de mots, la thèse, la doctrine, (pour parler comme les protagonistes du système) se réintégra dans la pratique, en s'efforçant de transformer l'esprit professionnel en esprit révolutionnaire et en faisant dériver, du terme légal syndicat, la nouvelle utopie agressive, le syndicalisme.
C'est en empruntant à i'anarchisme certains de ses éléments-, que celte transformation put <i'